Les héritiers font grise mine

C'est assez effrayant le nombre de gens qui brassent du vent pour s'attirer un peu de reconnaissance. C'est notre époque qui veut ça. La raison de vivre pour tant et tant de personnes. De la gloire, des paillettes, un quart d'heure de gloire. Cette ambition trouve son extension dans les plateaux de télévision, où de nombreux anonymes tentent chaque année de s'extirper de l'anonymat. Un livre, un disque, ou une quelconque oeuvre à défendre, et pour peu que l'on se prête bien à l'exercice, les portes de la gloire peuvent s'ouvrir à vous. Le masochisme de ces centaines de personnes que l'on peut voir défiler à longueur d'année dans l'arène médiatique m'émeut. J'ai même une certaine compassion pour ces gens qui pour asseoir leur notoriété sont prêts à mettre de côté ce qui leur reste de dignité.

On vit une époque formidable, et c'est peu de le dire. J'en ai encore eu la preuve hier soir dans le courant de la nuit. Invitée dans un "talk-show" populaire, une pauvre minette, (une de plus) a essuyé les tirs d'un couple de snipers, que l'on appele plus communément des critiques littéraires. Cette adolescente, qui va sur ses dix-huit ans, venait présenter son quatrième ouvrage, et a été la victime d'un véritable lynchage par notre couple de critiques: "Vous représentez à vous-seul le désert culturel d'une génération dont vous voulez pourtant vous démarquer." "Vous pensez innover, enrichir la langue en employant des termes qui avaient déjà cours à des époques antérieures" ."Quand on vous lit, on se demande si les éditeurs ne sont pas un peu suicidaires pour publier de telles oeuvres..."
Et, j'en passe et des meilleurs. Les deux assassins, que tout oppose d'ordinaire, (l'un étant une sorte de chevènementiste réactionnaire, l'autre semblant plus moderne sur le plan des idées), étaient au moins d'accord pour se livrer à un terrible jeu de massacre auquel n'a pas survécu la jeune auteure.

Soulignons au moins le courage de la jeune fille. Se faire humilier de la sorte, par des princes de la réthorique et de la critique assassine, à une heure où de nombreux ménages scrutent l'émission, en voilà un exercice de bravoure et d'héroïsme, qui feraient passer les héros des temps antiques pour de fieffés mauviettes. Coincée dans son uniforme gothique chic, face à ses bourreaux, son visage pâle, la jeune fille faisait peine à voir. Peut-être a-t-elle un style, et qu'il ne faut pas se fier à ses détracteurs pour la juger?

On apprendra plus tard, que la demoiselle agressée est la fille d'un ministre du gouvernement, célèbre pour avoir lâché Ségolène pour Nicolas en pleine campagne. Alors, la compassion s'estompe, et on se dit que vu que Mademoiselle a dû profiter de ses relations parentales pour se faire publier. Pensez-y, à cet âge là, malgré quelques talents précoces d'écrivain, il est rare que les éditeurs se risquent à signer de jeunes auteurs dans leur écuries.

"Fille de", "Fils de", les héritiers sont bien souvent les seuls à pouvoir s'offrir la gloire. Mais à quel prix? Alors, à quoi bon courir après les strass et les paillettes, quand on est fils de rien ou de pas grand chose? Pourquoi diluer son âme dans le jeu médiatique, y laisser sa peau dans le seul but que vos contemporains vous regardent autrement?

Alors, à tous ceux qui courrent après le succès, qui vous fait le plus souvent tomber dans l'oubli le profond, suivez ce conseil d'un ami qui vous veut du bien:

Tournez le dos à ceux qui veulent vous avilir, fondez des communautés autonomes, et surtout, surtout, vivez d'amour et d'eau fraîche.

Quant aux autres, enfants de ministres ou d'autres crapules illustres, qui cherchent à s'accrocher à la gloire pour bien peu de choses, veuillez considérer que vos blessures existentielles nous laissent pantois, et que si la merde se recycle, elle garde souvent la même odeur.
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# Postato domenica 30 settembre 2007 19:27

Modificato mercoledì 03 ottobre 2007 05:45

La vieillesse est un naufrage

La vieillesse est un naufrage
Monsieur Gengis est un homme droit, intègre. Le crâne dégarni, de petits yeux en amande cachés derrière une belle paire de binocles, le sexagènaire fait aujourd'hui preuve d'un courage exemplaire. Alors que l'ensemble de ses confrères journalistes sombrent dans l'ampathie profonde avec les pouvoirs économique, politique et financier, lui revendique une indépendance totale, assurant régulièrement à ses lecteurs que son hebdomadaire est insoumis à aucun diktat extérieur.

Cet éminent journaliste s'en prend régulièrement aux ressortissants de la "pensée unique", tenants du pouvoir, enfermés dans une "bulle", totalement coupée des aspirations du peuple. Comment lui donner tort? Son courage est exemplaire, il s'attaque au pouvoir actuel avec une certaine virulence reprochant à l'actuel président un style de gouvernement excécrable. Il endosse dans ses éditoriaux les habits de Victor Hugo, et avec de nombreux accents lyriques et romantiques promet au peuple des jours meilleurs. Et pour ce grand spécialiste de la politique française, le changement, la révolution viendra, la véritable démocratie verra le jour, si le bon peuple porte son choix sur... François Bayrou.

Des gens qui boivent, il y en a beaucoup. Et, il ne faut pas se moquer. Seulement en plus de créer des problèmes de santé, l'abus d'alcool ou d'autres substances, nuit à la cervelle. Preuve en est avec cet homme qui à longeur d'articles et d'éditoriaux enflammés, affirme ses convictions républicaines, et pour mieux montrer qu'il est un humaniste convaincu en cette époque glacée, il tire à boulets rouges sur ce qu'il appele les "libertaires". Ceux qui n'adulent pas l'autorité, se moque du patriotisme et du nationalisme, abolissent les frontières, se sentent près des exploités.

Ces "libertaires", véritable cinquième colonne, qui auraient infiltré les médias, les partis de gauche, les milieux artistiques et qui seraient par exellence de riches parisiens en manque d'idéal. Ces gens qui défendent les clandestins, les exclus de toute espèce, et qui ne respecte pas le drapeau seraient les responsables des victoires de la droite, par leur "escroquerie intellectuelle", selon "Mr Gengis". Des gros candides, des gros benêts, des hypocrites, qui nuisent à notre société et à notre glorieuse République.

On peut dire que ce journaliste est intègre, droit, et ne fait pas preuve de mauvaise foi. Et pas à une contradiction près. Fustigeant le libéralisme, tout en ayant des pleines pages de son magazine colonisées par la pub, fustigeant le sensationalisme dans la presse tout en faisant des unes sur "les bandes ethniques, et le racisme anti-blanc"...

Voir dans Bayrou, un révolutionnaire, dans les jeunes de banlieue une bande d'apaches prêts à détruire le pays, et dans les tenants de l'anti-autoritarisme des "laxistes-léninistes", c'est subversif, d'un courage fou. Voilà, dans mon pays, ce qui ressemble à de la rebellion, aujourd'hui.

Malraux a dit un jour: "La vieillesse est un naufrage..."
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# Postato venerdì 14 settembre 2007 08:01

Modificato venerdì 21 settembre 2007 17:40

Balayer devant sa porte

Balayer devant sa porte
"Ah, la France, de plus en plus de Bleus qui n'aiment que les Blancs et le gros Rouge...'"

Qui a dit que les flics étaient des abrutis? Il ne faut pas généraliser, stigmatiser les comportements agressifs de certains cow-boys ne doit pas nous faire oublier que certains policiers exercent leur métier avec une véritable conscience de service public. Si, si je vous jure...

L'image qu'on se fait du policier en général quand on ne connaît pas ce métier, ou qu'on l'a connu dans des dispositions particulières (contrôle d'identité, interpellation, garde à vue...) est assez mauvaise. L'image d'un homme volontiers violent, pratiquant l'abus de pouvoir à la moindre occasion est ancrée dans l'imaginaire collectif et encore, il persiste l'image d'alcoolique qui colle à la peau du brave gardien de la paix. Malgé tous les efforts consentis par la télévision et certains films pour redorer le blason cette instituion, les policiers demeurent assez méprisés.

Je ne veux pas ici me faire le défenseur de la Police Nationale, trop de personnes en seraient surprises et ce n'est pas mon objectif. Mais force est de constater que les policers eux-mêmes se donnent la matraque pour se faire battre, si je peux m'exprimer ainsi, et que malgré eux ils contribuent à ce que leur colle aux basques cette mauvaise réputation.

La preuve, encore aujourd'hui, où de nombreux syndicats policers appelent à boycotter l'édition 2008 du Robert, un dictionnaire pourtant réputé pour son sérieux. La faute à l'article consacré au mot "robeu", ( le verlan d'arabe) où pour illustrer le mot, les auteurs se sont référés à une phrase d'un livre de Jean-Claude Izoo, où le terme était utilisé de manière péjorative par un policier. Les synidcats Alliance et Unsa l'ont pris pour eux, et sous prétexte de défendre l'honneur de la police s'apprêtent à attaquer le dictionnaire en justice.

S'il m'était donné dans ma vie de pouvoir donner ne serait-ce qu'un seul conseil à nos amis bleus, ce serait bien de retirer leur plainte contre le Robert. Au même moment où sont jugés des membres d'une compagnie de CRS, pour des viols répétées sur la personne de prostituées en situation irrégulière, il conviendrait de faire profil bas. Comme tatctique de diversion on ne pouvait pas trouver mieux, mais savoir balayer devant sa porte, serait peut-être plus judicieux...

J'entends déjà des dents qui grincent, et qui se gaussent des malheurs des policiers, ou d'autres mauvaises langues qui vont s'aventurer à dire que la police préfère l'usage du bottin à celui du dictionnaire, qui il est vrai est plus pratique pour assomer un suspect récalcitrant en garde à vue.

Sur ce, moi qui m'inquiète d'essayer d'être moins con tous les jours, je vais profiter de ma somme d'argent de poche mensuelle pour m'acheter la dernière édition du Robert, et j'en profite pour saluer au passage Alain Rey, un linguiste génial qui en est le directeur et un des principaux contributeurs.


# Postato venerdì 07 settembre 2007 11:56

Modificato sabato 08 settembre 2007 08:21

La lettre à Lui

La lettre à Lui
J'ai essayé de nous trouver des points communs. Pas pour tenter de sympathiser avec ta personne, ou pour me dire que j'étais quelqu'un de mieux que toi. Je ferais sans doute moins de mal que toi dans toute mon existence, même si j'ai pu en vexer ou en froisser des gens. Et ce n'est pas fini, je pense. Je ferais rire des gaçons, pleurer des filles, ou des femmes, et mes futurs enfants me décerneront peut-être le titre de père indigne, et s'offriront le luxe de le crier sur tous les toits à je ne sais quel bâtard de Jean-Luc Delarue ou Mireille Dumas.

J'essaie de me trouver quelques points communs avec toi, parce que tu es censé me représenter, selon je ne sais plus quel article de la constituion de cette République Bananière. Quand tu promulgues des lois ici, ou quand tu parles au nom de la France à l'étranger, tu parles en mon nom, même si mon choix ne s'est pas porté sur toi lors des dernières élections et que pour que je trouve quelconque talent un jour, il faudra qu'on m'ait fait subir une lobotomie ou que ma prostate se soit envolée. Si j'essaie de nous rapprocher c'est que tu fais partie de la dizaine de personnes de ce pays qui ont mon destin et celui des autres entre leurs mains. Celà ne me réjouit guère, mais je me suis fait une raison. Je ne pourrai certainement pas à moi seul, ni même en me mettant à la tête d'un mouvement révolutionnaire, renverser le cours des choses. Alors, vu que pour les cinq années à venir et les suivantes, tu auras ce rôle qui consiste à diriger un pays, et que tu décideras à ma place de certains aspects de ma vie, je tente de savoir ce qui peut nous rassembler, parce que malheureusement, comme je l'ai déjà dit, je ne pourrais pas t'ôter ce pouvoir.

L'art de la séduction, peut-être, celui de la mise en scène. Comme toi, j'ai quelques complexes qui me causent du tort, et qui m'empêchent d'avoir pleinement confiance en moi. Toi, c'est la taille. Tu mesures 1m65, à tout casser, et tu as toute ta vie été l'objet de railleries. Moi, c'est le bide, j'ai une petite bouée, des poignées d'amour généreuses, qui m'ont fait penser de nombreuses années que je ne pourrais pas séduire les femmes et que je serais condamné comme un homme de Dieu à rester célibataire toute ma vie. Heureusement, je me suis trompé, et aujourd'hui j'ai une vie sentimentale épanouie. Toi malgré ce trait physique disgracieux tu as réussi à séduire des millions de personnes, et tu occupes aujourd'hui un des postes les plus enviés de ce pays. Donc, oui, en nous mettant en scène, en séduisant autrui, nous réussions à surpasser nos handicaps et nos névroses, pour permettre de nous accomplir.

Tu as déclaré que ton livre de chevet, était "Le voyage au bout de la nuit" de Louis Ferdinand Céline, et pour une fois, je peux dire que tu as du goût. Parce qu'en matière de culture, le moins que l'on puisse dire est que tu fais preuve d'un goût de chiottes la plupart du temps, comme en témoigne tes amitiés avec Johnny, Doc Gynéco, ou Marc Lévy. Mais le bouquin de Céline, est peut-être l'ouvrage le plus violent dans sa beauté, le plus sensible dans sa virulence qui m'ait été donné de lire. Même si Céline, fut un personnage peu recommandable sous l'Occupation Nazie, (et que son antisémistisme était tellement odieux qu'à côté Dieudonné passerait pour un membre du Likoud), ce livre est grandiose. Donc un nouveau point commun, pour la lecture d'un livre, dont le style fut révolutionnaire (Trotsky, Sartre, Breton l'ont adulé en leur temps).

J'ai beau me gratter la tête, c'est tout ce que je nous ai trouvé comme point commun. Et encore, moi je me mets en scène non pas pour manipuler les gens mais pour tenter au contraire de désacraliser les chagrins et les peines de mes contemporains. Et je continue à penser malgré tout que tu as dû lire plus régulièrement l'oeuvre de Machiavel que l'ouvrage de Céline.

Mais tu vois, j'ai été capable de faire un effort pour toi. Tenter de trouver quelques qualités, ou du moins quelque chose qui ferait de toi quelqu'un d'interessant. Mauvaise foi ou non, mine de rien, je ne peux pas en faire plus, et je constate que peu de choses nous rassemblent. Alors ne m'en veux pas, si je te dis que tu suscites davantage en moi le dégoût que l'admiration. Ne m'en veux pas, et même si tu as élu démocratiquement, je continuerai à gueuler sur tous les toits, que ce que tu fais subir aux sans-papiers, aux pauvres, ou aux paumés, suffit à me faire penser que si nous sommes de la même planète, nous ne sommes définitivement pas du même monde.

Je n'ai beau pas être gracieux, ta vulgarité ne m'inspire rien de bon. La seule chose que je te souhaite, parce que je ne suis pas quelqu'un de méchant, c'est qu'à trop jouer les Kennedy, tu en connaisses la même fin, la mythologie compassionnelle en moins.

# Postato giovedì 06 settembre 2007 08:45

Modificato giovedì 06 settembre 2007 09:55

Manifeste

Manifeste
-Un sourire figé, un costume cintré et élégant, une voix suffisament solennelle pour qu'une information de petite envergure devienne un enjeu national.



-"Pauvres victimes!", crier à l'injustice, contre les méchants qui en veulent à nos enfants, contre les méchants qui veulent défendre leur droit face au patronat, contre les méchants qui pensent que les prisons ne sont pas une solution, contre les méchants qui travaillent à l'oeil dans la fonction publique, contre les méchants qui se moquent éternellement des petites gens, contre les méchants, enfin qui se gaussent de mes aventures conjugales et des mes poignées d'amour gommées sur la photo par un journaliste bienveillant.


-"Le grand soir c'est fini..." Faut faire comme les autres maintenant. Sombrer dans la démagogie la plus profonde, choyer l'orgueuil des cons en leur crachant à la figure qu'ils sont les plus beaux, les plus intelligents même si les cons savent bien qu'ils sont moches et idiots. Marcher au pas sous le Drapeau, hurler la "Marseillaise" à la moindre occasion pour montrer qu'on est des bons français et qu'il faut pas déconner quand même, c'est nous "la-patrie-des-droits-de-l'-homme", et qu'il faut s'armer contre les méchants intégristes, oh et puis merde, c'est vrai qu'il y en a trop des étrangers dans ce pays...

-Mettre un keffieh autour du cou. Ne jamais être allé dans la Région mais défendre un camp contre l'autre, parce que s'engager c'est salutaire. Se faire le défenseur des opprimés, qui meurent soit dans les camps avant d'avoir atteint l'âge adulte, soit en défendant des fêtards victimes d'un kamikaze à la sortie d'une boîte de nuit branchée. Dire sa sympathie pour un mur qui sépare les gens et amoche le paysage. "Les ennemis de nos ennemis sont nos amis...". Dangereuse équation, mais bon faut choisir.

-Croire au Grand Soir. Militer, s'engager. Anihiler ce qui nous reste de libre-arbitre, pour défiler sous des drapeaux certes plus colorés et moins dégueulasses que celui de ce pays, et voir en lui, le facteur trentenaire, la réincarnation de Che Guevara. Défendre les pauvres avec des baskets onéreuses aux pieds, les jeunes des cités sans avoir mis les pieds ne serait-ce qu'une fois en banlieue, crier à la misère à la table d'un lieu tendance où la serveuse peine à apporter toutes les boissons qu'on lui a commandées.

-Une gueule en forme de cicatrice, brailler ou pleurer dès que l'occasion se présente. Se réjouir du malheur des autres, ça fait toujours du bien, on se dit qu'on y a échappé cette fois. Rester névrosé toute sa vie pour défendre un idéal dont personne n'a entendu parler ou qui fait sourire quand on en cause.

-Marcher dans un centre commercial, et s'émerveiller devant ces belles vitrines peuplés de mannequins richement habillés. Penser à donner à Emmaus, aux Restos du coeur ou à une quelconque Ong carritative, ça soulagera un petit peu notre conscience l'espace d'un instant. Aller dans des cinémas qu'on appele "multiplexes", et qui ressemblent plus à des usines qu'à des lieus de détente. Normal on y sert la merde à une échelle industrielle. Aller dans un fast-food, et s'inquiéter au cours de la conversation de l'argent qui nous reste sur le compte en banque.

-Croire en son destin. S'épiler régulièrement. Arrêter de fumer et de boire, faire du sport tous les jours. Courrir dans le parc sans s'arrêter pour admirer la nature. Lire du Marc Lévy. Regarder la télévision pour tenter de voir si on est en phase avec la mode. Croire qu'on est doué, et que dès demain on sera à l'affiche d'une comédie musicale mielleuse à souhait, ou que l'on tirera de la gloire après un passage dans une émission de la lucarne où des millions de voyeurs auront vu que vous êtes cynique mais attachant. Retraite rapide, facile, terminer sa vie sous le soleil d'une île quelque part dans les Caraibes.

-Croire en Dieu. Ou dans les enseignements d'un mec ou de ses disciples qui ont vécu à une époque qu'on ne connaît pas. Ne pas croire en Dieu, cracher sur tous ceux qui y croient, y compris sur les personnes qui donnent de leur temps pour aider les clodos, et qui font preuve d'une ouverture d'esprit désarmante.

Les truands ou les flics? Les barbus ou les imberbes? Les Rationalistes ou les Idéalistes? Ce bas-monde ou un paradis artificiel? Contrex ou Ricard? Nicolène ou Ségolas? Slip ou Caleçon? Là où le soleil se couche ou là où il se lève? Sobriété ou défonce abusive? Nrj ou Skyrock? Cauet ou Arthur? Tfi ou France 2? Free Box ou Alice? Cali ou Sardou?

Parce que tout ce putain de monde existe, j'ai choisi mon camp et pratique le hors-piste (Hamé, la Rumeur)

# Postato giovedì 06 settembre 2007 07:41

Modificato domenica 07 ottobre 2007 10:44