Les mots qui me viennent

"Ce sont les mots qui me viennent, que l'on accuse à tort d'inciter à la haine..."

-Artaxerxès III n'a plus de secrets pour moi.

-Les exaltés m'ennuient, ceux qui les combattent aussi.

-Les portes de ma faculté derrière les boeufs vont se refermer.

-On me dit égocentrique, ce n'est pas de ma faute, je me sens obligé de parler de moi, sinon j'ai l'impression d'être absent.

-Marrant ces minettes qui s'exhibent dans des poses excessivement lassives, par le biais de leur Webcam, et dont Skyrock.com fait la promotion éhontée sur l'accueil du site.
Ces mêmes tordus avec leur radio à la con qui se sont proposés de me faire mon éducation sexuelle dans leur émission de radio dite "libre" lors de ma prime adolescence, me faisant croire simultanément que toutes les ressortissantes de la gent féminine n'étaient que des nyphomanes en manque constant, et que la taille réglementaire pour un pénis masculin devait être similaire à celle de Rocco Siffredi. "Qu'est-ce tu fous chez eux alors?". Rien, je m'inflitre pour tout faire sauter.

-Si les adolescentes font preuve d'un manque de pudeur évident, les arbres de ma rue en font de même ces temps-ci, perdant leurs feuilles qui viennent s'étaler brutalement sur nos trottoirs. L'Hiver arrive, le ciel s'assombrit dès 16h45, ce spectacle inspire une mélancolie troublée n'ayant rien à envier avec celle de quelques poètes écorchés vifs du siècle passé.

-Les Flics bombent le torse, et doivent se réjouir à l'idée d'aller bientôt casser de l'étudiant ou du cheminot mécontent.

-Artaxerxès III me les gonfle. Childéric et Aegidius aussi, tout comme Jean Bart, Poincaré et tous les autres.

-Saint-Antoine me ferait-il des infidèlités? Je ne retrouve plus ma carte étudiant. J'en ai marre de t'implorer Ducon, faut que j'apprene à ranger mes affaires, à faire du tri.

-La poussière s'accumule dans ma chambre, j'ai beau astiquer les meubles, elle revient toujours, encore plus épaisse, plus sale, amenant dans son passage de petits insectes bizzares qui se plaisent à infiltrer les recoins de mon bureau que colonisent déjà les cendres de mes Fortuna.

-Fillon est un drôle de bonhomme, qui par son allure triste et sa froideur me fait penser à un croque-mort, qui piloterait la France comme on pilote un corbilard.

-Le Parmentier de carottes de ma maman était délicieux, mais sa difficile digestion contribue à transformer mon caleçon en passoire.

-Ma nièce grandit, s'épanouit commence à marcher sur les mains me dit ma soeur. Elle a des yeux bleus terriblement craquants, je suis pressé de la voir, pour la prendre dans mes bras, lui dire que les méchants c'est pas nous, et l'aider à souffler sa première bougie.

-Je vais rejoindre mon plumard à présent, trouver un sommeil réparateur et apaisant.

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 12:45

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 17:30

Le frisé ne veut pas être la risée

Le  frisé ne veut pas être la risée
"Je vous en prie Mesieurs assez joué.. Vous n'en avez pas assez de vos épopées crapuleuses?"

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 16:33

Le fou de la Bombe

Au tournant des dix-neuvième et vingtième siècle, une vague d'attentats menée par des anarchistes secoua l'Europe et les Etats-Unis. Le Président américain Mc Kinley en 1901, et le président de la République Française Sadi Carnot en 1894 furent des victimes de ce que les anarchistes appelaient la "propagande par le fait", une théorie qui consistait à frapper les tenants du système là où ils se tenaient afin de provoquer des mouvements insurrectionnels instantanés pour mettre à bas ce même système. Ravachol, Henry en France furent en France deux éminents usagers de la bombe artisanale, avant de finir tous les deux le cigare coupé par les bons soins de la machine inventée un siècle plus tôt par les bons soins du docteur Guillotin. Les théoriciens de ces pratiques insurrectionnelles, durent vite déchanter, l'opinion se retournant conte cette violence, et la répression dont fut victime le mouvement anarchiste fut alors sans précédent, à tel point que les libertaires privélègièrent alors la voie du syndicalisme pour faire chuter le système capitaliste.
De cette époque lointaine, il reste encore une idée très répandue dans l'opinion quant à la violence des anarchistes, alors que celle-ci était plus le fait d'exaltés esseulés que de la majorité des libertaires.

Mais force est de constater qu'aujourd'hui, il reste encore des gens croyant dur comme fer à la "propagande par le fait". "Raspoutine" fait partie de ceux-là. Ce jeune homme d'une vingtaine d'années, à la silhouette fine, à la chevelure longue et la barbe fleurie, use aussi de la bombe pour faire parler ses idées. Mais une bombe d'une faible fragmentation, qui consiste à recourir les murs vierges, et de mettre à disposition des passants, un peu de prose subversive à peu de frais. Etudiant en histoire à Paris IV, le jeune activiste qui a dévoué sa vie à la cause anarchiste, et passe la majeure partie de son temps à sensibiliser ces congénères sur le sort de ce monde qu'il l'indigne, et sur ce point on ne peut pas lui donner le tort. Sa mission de sensibilisation reste assez dfficile quant il se retrouve à des gens qui n'ont eu que les journaux gratuits ou les gros médias pour se forger leur conscience. Courageux, oui, mais plus certainement névrosé, affublant de sobriquets peu glorieux les syndicats étudiants qui ne prônent pas la même société que lui. "Collabos", c'est par ce terme qu'il désigne en Assemblée Générale, les militants de l'Ageps, premier syndicat étudiant au sein de la Faculté. Quand on sait la connotation peu flatteuse que ce terme a depuis les années 40, on peut quand même dire que "Raspoutine" exagère, et que le discernement chez ce jeune homme est comme l'humanisme chez un policier, en option.
La bombe de peinture, les tracts, et les accusations fallacieuses, voilà l'arsenal de ce don Quichotte des temps modernes voulant voir des géants dangereux quand il ne s'agit que d'inoffensifs moulins à vent.

Camarade, la réalité est triste à vômir, et l'avenir ne nous réserve rien de bon malgré les déclarations enthousiastes des Gros Nuls de l'Environnement. Cependant tu te ferais moins de mal, si tu souriais de temps à autres, un sourire sur les lèvres peut être plus utile pour convertir les foules qu'un regard qui respire l'arrogance. L'étroitesse d'esprit peut entraîner des névroses profondes. Vive la "propagande par la fête!!".

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# Posté le samedi 27 octobre 2007 07:17

Modifié le samedi 27 octobre 2007 08:43

L'invasion des cuistres

L'invasion des cuistres
[J'ai laissé ce commentaire publicitaire pour que les quelques personnes qui passent ici puissent le contempler dans toute sa splendeur. Si je consens à gagner de l'argent, histoire de pouvoir fréquenter de manière plus assidue quelques lieux d'aisance, et de m'assurer un arrivage régulier en tabac, je n'attends pas qu'un quelconque tocard qui se fait passer pour un propriétaire de blog m'offre ses services que l'on peut juger douteux.

Internet est un lieu vicieux par excellence, car tout le monde y a accès: Le photographe en quête de reconnaissance, l'amateur de chair très fraîche, le militant d'extrème droite paranoiaque, le jeune musicien qui attend le succès, le bolchévique névrosé, le journaliste indépendant courageux, le manipulteur d'histoire tendance Faurisson, l'adolescente en proie à des questions existentielles primordiales ( genre: Gucci ou Prada?), l'amateur de voitures customisés, ou encore ce genre de gangsters cybernétiques, experts en perçage de coffre par biais électronique.

L'argent a tendance à quitter mes poches d'une façon que je qualifiierais de trop rapide. La tentation de se constituer un pécule pour s'assurer une indépendance quant au F.M.I (Fond Maternel Irrégulier) se fait pressante. Mais pour éviter les complications, autant s'engager sur la voie du travail salarié, forme moderne, moins contraignante et plus encadrée de l'esclavage. Alors, à ce généreux banquier virtuel, je déclare que je ne ferais pas partie des quelques personnes qu'il tente ou qu'il a réussi à arnaquer.

On pensait trouver grâce à Internet, un espace de liberté, où l'on pourrait communiquer avec le Monde Entier, aussi bien avec une libertaire genèvoise, qu'avec son cousin de Bourg en Bresse, ou qu'avec toute autre personne située dans une contrée au Sud de la Loire, que l'on appele plus communément le Tiers-Monde. Mais les facheux que l'on croise soit sur le trottoir, soit à la télévision colonisent aussi la toile, et ce d'une manière plus décomplexée. Banquiers, journaleux, et autres tristounets, ont fait de cet espace parallèle et alternatif, l'endroit où ils peuvent afficher en toute tranquilité leur bassesse d'esprit. Usage répétitifs du spam, ce barbarisme anglais désignant tout e-mail bourrés de "virus" par le soin de quelques sociétés qui se proposent aux hommes d'enlargir leur pénis à peu de frais, les vilains et cuistres ne reculent devant rien pour embêter les honnêtes citoyens comme vous et surtout comme moi.

Le problème qui doit se poser à tout usager actif de la toile, est de savoir comment lutter efficacement contre la vérole cybernétique. Comment créer des sortes de Zones d'Autonomie Temporaire où nous pourrons narguer les vilains en nous échangeons à notre guise des billets doux, des informations précieuses ou des copies de DVIX. Pour que nous puissions prétendre à la tranquilité, et pratiquer notre sport favori, le hors piste.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:48

Modifié le samedi 26 avril 2008 07:16

Un homme prévoyant

Les Palais de la République et leur mobilier vieillot donnent vraiment l'impression que la France et ses centres décisionnels sont d'un autre temps. Les peintures baroques au plafond, les commodes et sièges Louis XV, ces tapisseries poisseuses représentant des scènes de chasse ainsi que les poignées de portes dorées, font davantage penser à l'ancien Régime qu'à une république jeune et dynamique. Comme si ce pays et ses élites étaient restés figés dans le passé et dans le conformisme d'antan. Assister à quelques réunions ou invitations dans ces lieux de pouvoir où le faste et la volupté sont le mot d'ordre, conforte dans l'idée que ce pays est profondément viellot.

Affalé dans un fauteuil qui grince, objet témoin de l'histoire de la République et de ses aspects les moins glorieux, le ministre J.F feuillette la presse, entouré de ses conseillers. Le téléphone disposé sur le bureau interrompt soudainement cette réunion d'information improvisée. Au bout du fil, un amabassadeur annonce que le pays africain dans lequel il est en poste connaît des mouvements d'insurrection populaire susceptible d'être violents. Une jeunesse en proie à la misère et au désarroi se rebelle contre un régime de type dictatorial, qui s'appuie sur les divisions ethniques et sur la désinformation pour se maintenir au pouvoir de la manière la plus cynique qui soit. Cette élite corrompue, formée dans les meilleures écoles européennes et américaines, est "amie" de la France. Malgré les nombreuses entorses aux droits de l'homme, et une pratique presque assumée de la torture, ce régime violent est soutenu officieusement par ce grand pays qui aime à se proclamer de ces mêmes "droits de l'homme". Pourquoi ce soutien aussi honteux que condamnable? Parce que ce régime bananier est assis sur des mines de phosphate et d'uranium dont on a tant besoin en France pour faire fonctionner les entreprises. Alors, le ministre après avoir chaleureusement remercié l'ambassadeur pour ces précieuses informations, se tournera vers un de ses conseillers et lui dira ceci en substance : "Passons au Plan B!". Le ministre J.F était déjà en avance sur les informations données par l'ambassadeur. Les services secrets, l'armée et quelques indicateurs en poste dans le pays subsharien agiront avec tact et discrètion pour que la révolte soit matée dans l'oeuf. Agir pour que tout rentre dans l'ordre, pour que militaires et ordures galonées puissent à nouveau parader dans les artères de cette capitale africaine en même lieu et même place que ces jeunes émeutiers morts sous les balles des forces de police, le corps criblé de balles sous un soleil de plomb. La défense de nos intérêts nous fait flirter avec un cynisme et des méthodes crapuleuses, mais l'avantage c'est qu'ici tout le monde s'en fout. Il se trouvera forcément des journalistes ou des hommes politiques pour regretter la violence de la répression, mais plus nombreux seront qui insisteront sur le caractère intrinsèquement puéril des africains qui " ne savent pas regarder vers l'avenir, et sont atteints d'une rancune pathologique vis à vis de leurs anciens colonisateurs..." Trèves de repentance, le tout c'est d'être moderne, on vous dit, chers amis africains.

Informant ses conseillers de la fin de cette réunion, le ministre J.F les reconduit vers la porte, et se retrouvant seul dans son bureau, il tire d'une boîte de cigare un fameux Havane qu'il allume et déguste avec le sentiment du devoir accompli. Tout en recrachant la fumée, le ministre pense à ces remarques proférées par sa femme sur l'aspect pompeux du mobilier, qu'elle juge trop vieillot.
Après tout, il est vrai que la décoration est baroque, mais les choses ne sont pas amenées à changer, ici comme en Afrique.

# Posté le samedi 13 octobre 2007 09:59