Raison d'états

Raison d'états
Le bus arrive à proximité de l'aéroport, et les passagers sont réveillés par leur acompagnateur. La nuit recouvre le ciel de Bodrum, et il est prévu que dans deux heures l'avion à destination de Paris quitte le sol turc. Les touristes laisseront sur place des regrets, des joies, le Soleil, et des souvenirs qui seront bientôt imprimés sur du papier photo en France. S'extirpant avec difficulté de sa torpeur, le touriste après l'enregistrement de ses bagages et un bref passage devant des douaniers grâcieux, se précipite vers le Duty Free, histoire de faire le plein en cigarettes, whiskys frelatés ou en plaquette de Toblérone. Assis dans la salle précédant l'embarquement, certains s'endorment, tandis que les autres envoient des SMS pour prévenir Paris de l'heure d'arrivée.

Des affiches disposées sur les vitres de la salle attirent l'oeil du curieux encore non endormi malgré l'heure avancée. Conçues à l'intention du touriste occidental qui importe dans le pays ses devises, son arrogance, et sa bedaine prête à bronzer, elles entendent signaler que contrairement à ce qui se dit en Europe, qu'il n'y a jamais eu de génocide perpétré en Arménie par l' armée Ottomane en 1915. Que toutes les preuves que les historiens ou de personnes ayant pu assister aux évènements sont erronées et visent à accuser la Turquie des pires crimes, pour mieux que la communauté internationale s'en détourne aujourd'hui.

Le curieux voit là une expression de l'amnésie dans toute sa splendeur, ou du moins une provocation au goût douteux. Il y voit aussi la main de l'Etat, qui dans chaque pays du monde est prêt à mettre les moyens en oeuvre les plus cyniques pour étouffer un passé gênant. L'art de la manipulation à son paroxysme éblouit les yeux du curieux qui devant tout le travail qu'ont effectué les faussaires de l'Histoire est contemplatif.

La ceinture attachée, et après le traditionnel discours du commandement de bord, le curieux se prépare à retrouver la grisaille parisienne. Il a envie de rire du cynisme des autorités turcques, mais il se dit que malgré tout il n'y a pas que dans ce pays lointain qu'on cherche à nier l'évidence du passé. Et que dans le pays où il a ses habitudes, on fait un peu la même chose. Que l'on veut se présenter comme les plus beaux, tout en se hâtant à mettre les cendres de milions de victimes sous le tapis de l'indifférence. Que ce pays si beau, aux principes justes et éclairés n'a pas hésité à se compromettre avec des dictatures de toute sorte pour protéger ses intérêts économiques. Et que ce n'est certainement pas fini, fournir nos centrales nucléaires en uranium, nos foyers en gaz naturel, ou faire prospèrer nos entreprises, est bien plus vital que d'avoir un honneur sauf. Que tous ces discours pêtris d'humanisme gluant, de mièvreries diverses sur la démocratie sentent autant l'escroquerie qu'un Florent Pagny reprenant du Jacques Brel. Que ce qui prêchent l'amour et la fraternité entre les peuples devraient réfléchir sur leur escroquerie intellectuelle. Que la raison d'état est plus souvent invoquée que la raison dans ce qu'elle a de plus noble. Que sa naiveté légendaire devrait le conduire à arrêter de poser des questions et passer pour un arrogant aux yeux du Monde...
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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 14:15

Modifié le vendredi 21 décembre 2007 08:35

Métaphysique du Dimanche après-midi

Métaphysique du Dimanche après-midi
Le vent se fait violent, et les arbres perdent leurs dernières feuilles. Bientôt, à l'horizon on ne distinguera plus que des arbres dénudés qui avec la couleur du ciel s'apparentent plus à ceux qui nous sont décrits dans de vieux contes maléfiques. Quelques badauds s'aventurent dans la rue, traînant leur vague à l'âme dominical, avec une cigarette mal roulée au bout des lèvres, et un chien apeuré tenu en laisse. Ce n'est pas le temps idéal pour jouer à la pétanque, l'allée de sable sur le trottoir avoisinant le parc est désertée par ceux qui l'occupent d'habitude, ces derniers ayant trouvé refuge dans les bistrots aux alentours.

Le quartier semble comme engourdi de cette chape de plomb que constitue ce climat lugubre et sordide. D'ordinaire vivant et caractérisé par sa diversité, il apparaît désormais moribond, sans âme, et uniforme. Rondes de police incessantes, et petites frappes cherchant à augmenter leur maigre pactole sont les seuls à s'aventurer dans les rues, car la loi et ceux qui l'enfreignent ne craignent pas la pluie, et bien qu'antagonistes les deux ont besoin de l'un et de l'autre pour vivre.

Sur les balcons de la résidence, des femmes scrupuleuses enlèvent les pots de fleurs, qui avec le vent pourraient s'échouer sur le crâne du premier passant. La mélancolie gagne tout ce qui gravite ici, du retraité s'ennuyant devant la télévision, de la mère de famille s'esquitant à récurer son appartement, du jeune cadre dynamique consultant les catalogues de voyage sur Internet, à la jeune fille scrutant avec désespoir son téléphone mobile dont elle attend un vibrement synonyme pour elle que la solitude ne l'aura pas totalement gangrènée.

La pendule de la cuisine se serait-elle arrêtée, ou serait-elle contaminée par l'agonie ambiante? Le temps passant moins vite, ce sont les angoisses existentielles qui remontent à la surface des esprits chagrins et torturés. D'ordinaire, gagnés par la suractivité, même quand ils ne sont pas tout à fait touchés par ce phénomène, les individus rongent leur frein et leurs ongles en attendant demain.


Il n'est pas tout à fait 17 heures, que déjà les réverbères s'allument pour éclairer les rues désertes. Un vin chaud à la canelle et un sourire pour réchauffer l'âme, voilà bien quelque chose qui pourrait motiver les esseulés à quitter leur chambre où l'ennui les gagne inoxerablement.

Demain ça ira mieux, c'est ce qu'on s'efforce à se dire, à se faire croire. Demain, on sera à nouveau noyé dans la masse, à nouveau anonymes dans la jungle urbaine, et on est même presque rassuré à idée de se retrouver broyé dans le Monde, car dans cette situation là on n'évite de trop réfléchir et de se faire trop mal à l'esprit. On avance vers on ne sait trop quoi, tentant de donner du sens à ce qui ne peut en avoir, comme perdre sa vie à vouloir la gagner. C'est le rythme de la semaine, effrenné, dérisoire mais rassurant.

Le Seigneur dans sa grande mansuétude nous a imposé un jour de repos obligatoire par semaine. Après avoir créé la Terre, les éléments, et tout ce qui fait la planète, il décida de s'arrêter. Non pas pour contempler ce qui l'avait fait, sans doute a-t-il trouvé cette réalisation absurde, imparfaite, indigne de lui, car trop médiocre. Alors, le lundi suivant, il se remit au boulot, et bien que ce qui est germé de son esprit ayant pris une forme arrêtée, il se dit qu'au moins il y aurait un jour par semaine où il pourrait chercher sans y parvenir à s'exonèrer de la bêtise qu'il avait pu commettre auparavant. Car Dieu bien que bon, s'est dit après avoir conçu ce monde où l'absurdité est le maître mot, que le mal était fait.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 10:32

Modifié le dimanche 02 décembre 2007 12:40

Eloge... funèbre...

Si on devait décerner une palme du courage, une médaille du mérite, ou une distinction honorofique, il ne faut plus hésiter un seul instant sur le choix de la personne.
L'homme, que dis-je, le héros du jour s'ignore certainement au moment où j'écris ces lignes.


André Malraux s'en charge à ma place:

"Entre ici, ô toi directeur d'U.F.R, qui n'a pas pris d'autres choix plus courageux que d'appeler les C.R.S et les gendarmes mobiles pour cogner sur du gauchiste chevelu manifestant pacifiquement. Rejoins, du haut de ta superbe, la cohorte d'hommes qui ont sû au cours des siècles faire rayonner la France dans le monde, en sachant jouer de la matraque pour défendre l'Ordre. Entends-tu, toi, brave soldat zélé de la réaction, les grands hommes t'applaudir du haut de leur Paradis céleste où ils n'attendent plus que ta présence à leurs côtés? Oui, toi, homme dont le courage et la vertu demeurent inébranlables face à la subversion, face à la racaille post soix-huitarde, face aux hordes chevelues de bolchéviks et de Khmers Rouges à la solde de l'ennemi.
Tu as bien mérité que te soit tissée une couronne de lauriers, qu'à ton passage les hommes s'agenouillent devant ta splendeur, ton teint éclatant, ta prestance et ta vivacité d'esprit.
Oui, toi, qui n'était encore hier, qu'un fusible, un homme insignifiant, dont les étudiants qui fréquentaient l'université ignoraient encore le nom, tu peux désormais bomber le torse, et continuer à te passer la main dans ta moustache fine, pour que cette expression ultime de la virilité fasse trembler toutes les gonzesses. Oui, toi, dont on ne cessera de chanter la vertu et la beauté durant les siècles à venir, tu as su par ta volonté à la hauteur de ton courage, faire reculer l'archaïsme et l'obscurantisme propre à la jeunesse décadente, qui ne pense qu'à forniquer et à fainéanter.
Toi, l'homme debout, dressé, dont la bravoure peut à coup sû^r faire rougir le plus courageux de nos sauveteurs en mer, vois-tu les militants de l'UNI, du Red, et du Fnj semer des pétales de fleur et chanter des louanges à ton passage.

Que dire de plus? Toi, droit dans tes bottes, tu as su repousser les preneurs d'otage qui font tellement de mal à notre beau pays. Le parti de la Presse et de l'argent sera reconnaître ton sang-froid, et en plus d'un portrait compatissant en quatrième de couverture de Libération, Valeurs Actuelles fera certainement sa Une en vantant ton prestige face à cette marée dévastatrice que constitue l'anarcho-mao-trotskisme-libertaire-bolchévik-bayrouiste."



[Combien sont les héros anonymes accomplissant chaque jour des actes héroïques, propre à les faire rentrer dans l'Histoire? Alors, oui, il est temps que nous leur rendions hommage, car sans leur courage nous serions sous le joug de cartels léninistes, qui comme le grand Pierre nous l'avait appris, renversent les monarchies, bafouent les libertés, mangent les enfants, (certains même ne vont pas à la messe...).


Sans doute, en ai-je trop fait! Cependant, je n'aimerais pas que l'on n'oublie a posteriori les méthodes auxquels certains ont recours pour faire règner l'ordre alors qu'aucun danger ne guette à l'horizon. Oui, il y a des fonctionnaires, qui sous la pression de cloportes, encore plus gros qu'eux, encore plus boursouflés par leur prétendue importance, encore plus coincés dans leur costume trois pièces dégueulasses, ont des métholdes dégoutantes.

Alors, à la France d'après, celle qui a le sentiment d'être pris en otage par les cheminots ou les étudiants, sachez que pour moi comme pour vous, il n'y a que trois facteurs pour nous maintenir en otage, la bêtise, la lâcheté, et la soumission à l'ordre établi. C'est dit.
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# Posté le lundi 26 novembre 2007 17:42

Modifié le samedi 26 avril 2008 07:11

La métamorphose des cloportes

La métamorphose des cloportes
Le vin coule à flots, et donne un visage radieux aux personnes qui le dégustent avec délectation. Les convives réunis autour de la table échangent des amibilités diverses avant de se concentrer sur ce qui les préoccuppent aujourd'hui, sur ce qui a justifié leur entrevue de ce soir. Les chandeliers disposés sur la grande table accentuent l'atmosphère conviviale et feutrée du souper et tandis que Monsieur B. se ressert copieusement du caviar, Monsieur P. évoque son inquiétude quant au sujet majeur de ces derniers temps. On occupe sa faculté et ça il n'aime pas. Il a beau avoir fait intervenir les C.R.S et les gendarmes mobiles pour dissuader du gauchiste chevelu de contester une réforme explosive, rien n'y fait, ces pleutres contestent toujours et sont maintenant rejoints par quelques enseignants-chercheurs. Monsieur A. comprend son inquiétude, et il va se dévouer pour que son organe de presse organise une campagne contre les contestataires. Les éditorialistes sont prêts à chauffer leur plume à blanc, pour envoyer quelques ogives en direction des insoumis afin de leur faire regretter d'avoir osé se soulever. Organisons une confrontation "usagers/contestaires" comme pour les cheminots, afin de mieux diviser les étudiants entre eux. "Bravo! réplique Monsieur P. Cette tactique marche à tous les coups..." La maîtresse de maison arrive accompagnée de son personnel de cuisine pour annoncer la suite du menu. Le homard qu'elle présente aux convives semble enchanter ces derniers, qui se délectent déjà avant d'avoir en bouche la chair tendre et parfumée du crustacé. Un majordome ressert du vin aux invités, qui prennent le soin de se reculer afin de ne pas être touché par ce dernier quand il remplit leurs verres en cristal. "Francis est décidement bien trop maladroit!", confie Aspasie, qui après avoir consulté son mari, semble bien décidé à renvoyer l'imprudent.

L'heure du dessert approche, et chacun confie son bonheur d'avoir pu échanger de précieuses informations. Dorénavant chacun des convives saura où passer les vacances cet hiver, où investir pour se constituer un pactole honorable, quel avocat consulter en cas de souci professionnel, et la recette idéale pour désamorcer un conflit social. Quelques potins auront été également échangés sur les déboires sentimentales de tel ministre, ou sur les extravagances sexuelles d'un grand patron. Au moment du digestif, chacun regagne le salon où Monsieur A. propose des cigares à ses amis, tandis que les femmes regroupées entre elles, échangent leurs impressions sur les derniers défilés de mode. Monsieur P. présente à ses amis le tout dernier agenda électronique que lui ont offert ses amis quataris, lors de sa dernière escapade à Abhu Dahbi. Profitant du retrait des femmes de la conversation, Monsieur G. indiquera à ses amis l'endroit idéal et discret pour avoir à leur dispostion de la "chair fraîche".

La soirée achevée, les décideurs et autres puissants qui composaient l'assistance descendent l'important escalier de marbre de l'hôtel particulier pour regagner leur voiture. Gardes du corps et chauffeurs se précipitent à leur arrivée pour les convoyer jusqu'à leurs carosses motorisés après que nos aristocrates des temps modernes se soient échangés invitations pour les fêtes et autres hypocrisies bienveillantes. Face au mécontentement qui commence à germer dans la population, il est toujours utile d'avoir ce genre de réunions pour savoir quelle riposte apporter, en concertation avec le gouvernement, bien sûr.

Francis lui se contentera de descendre l'escalier de service, après s'être fait notifier son renvoi par le maître d'hôtel. L'employé ne semble pas affecté par cette nouvelle, et une fois la porte de l'immeuble franchie, il ouvre son sac à dos et en tire un billet d'avion. "Puntacana, le Mexique, le soleil, la tequila, l'exil, un nouveau terrain de jeu...". Dans le taxi qui le conduit à l'aéroport, Francis contemple la nuit parisienne, son lot de fêtards et de marginaux communiant pour le pire et pour le meilleur jusqu'à la levée du jour. Il songe soudain à ce produit acheté sur Internet, quelques jours auparavant. "L'arsenic est-il soluble dans le cognac?". Tandis que la question le taraudait, le chauffeur lui indique son arrivée au Terminal 9. Dans deux heures, Paris sera derrière Francis.
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# Posté le samedi 24 novembre 2007 10:05

Modifié le samedi 24 novembre 2007 10:22

N'est-ce pas Priscilla?

Comme me le faisait justement remarquer Priscilla, il y a quelques jours alors que nous dégustions notre bisque de homard à la terrasse du Restaurant Jules Verne situé au premier étage de la Tour Eiffel :"C'est malheureux toute cette pauvreté..." Tout en lui resservant un verre de Pétrus 86 (meilleure année que le 87, les arômes boisés colonisent mieux le palais), je lui donnais raison, et tandis que nous nous pleurions sur le sort des pauvres gens, j'étais en train de me demander ce que je faisais là, à m'inquièter du sort des gens de misère, alors que l'endroit dans lequel je me trouvais était fastueux, luxueux. Pour ne pas être en contradiction avec nos idées, nous décidâmes de quitter cette place pour rejoindre une cantine un peu plus modeste, le Georges V,(Le Pétrus 86 y est un peu moins cher qu'à la Tour Eiffel).

Oui, Priscilla, mon délicieux petit cabri sauvage indomptable, la misère est un phénomène hélas trop répondue à l'échelle de la planète. Un phénomène qui fait renoncer sa dignité à l'homme blessé, qui pour ne pas mourrir de faim se sent obligé de manger ses enfants, comme le dernier des gitans bolchéviks. Et encore la misère n'exprime pas seulement le manque de ressources financières, elle peut être aussi synonyme d'un autre manque de ressources, sans que la personne qui en est la victime ne s'en aperçoive. Pour peu que la personne croit ne manquer de rien, ce manque est peut-être encore plus cruel que le manque de flouze.

Un zeste de Spinoza, un peu d'Aristote auquel vous ajoutez du Victor Hugo pour faire joli, et voilà un cocktail idéal de références pour tenter de vous faire passer pour quelqu'un de cultivé et de censé alors que vous ne pouvez pas écrire une phrase sans commettre des fautes d'orthographes aussi grosses que Guy Carlier. Pas besoin de vous goinfrer des livres, des essais philosophiques, ou des commentaires d'oeuvres, il vous suffit juste de vous munir d'un clavier et d'une souris et d'être très attentif. Wikipedia, Evene.fr, sont les sites qui regorgent de biographies et de citations d'auteurs illustres, et qui vous éviteront de perdre votre temps dans votre bibliothèque municipale, où il n'y a jamais les livres qu'il faut de toute façon.

Oui, Priscilla, il y a des gens qui se mettent en scène, qui sous des tonnes d'artifices divers, tendent à se mettre sur un piédestal alors qu'ils sont déjà bien enfoncés dans le gouffre de la bêtise humaine. Comme le propriétaire d'une voiure de tuning caché derrière ses vitres teintés, les ambitieux de notre temps se parent d'une culture riche à partir de deux, trois choses qu'ils ont lu dans je ne sais quelque média dominant pour mieux cacher leur misère. Des gens qui ont affiché la photo de Rachida Dati au-dessus de leur lit, et qui au moindre coup de vent se montrent tel qu'ils sont vraiment.

Priscilla me reproche d'être suffisant, parfois, et même prétencieux et hautain. On ne peut lui donner tort sur toute la ligne, on est tous des crétins à vouloir se croire plus noble que cela. Mais de là à taxer de bolchéviques les gens qui défendent leur droits, et de les comparer aux pires fascistes qu'aient pu compter l'humanité. Les Rastignac n'ont pas fini de nous surprendre.

# Posté le samedi 17 novembre 2007 06:45

Modifié le samedi 26 avril 2008 07:13