L'oppression des boutonneux

Ah, je les vois et les connais, ceux qui se remémorent avec émotion leur prime enfance et leur adolescence!
Ils se souviennent nostalgiques, d'une époque où ils étaient totalement insouciants, éloignés du vice et de la corruption de l'âme, où ils pouvaient rêvasser sans cesse, tout en faisant allègrement la grasse matinée le dimanche. S'empiffrer de gâteaux sucrés devant des programmes télévisés pédagogiques ou débilisants, constituent pour ces nostalgiques une époque bénie dont ils ne connaitront plus jamais la saveur.

Le fait de cotoyer la jeunesse d'ajourd'hui pour des raisons professionnelles m'a invité à relativiser sur le prétendu "âge d'or" que constitue l'époque où la pilosité n'est pas dévelopée. Si la diffusion de séries animées telles qu' "Albert, le cinquième Mousquetaire", "Oggy et les Cafards", "les Zinzins de l'espace" sucitent chez moi une certaine nostalgie, pour le reste, je me garderai bien d'éprouver du chagrin.

L'enfant aux yeux de l'adulte symbolise l'innocence face à la marche imbécile du monde. Plus que celà l'enfant est en fait, un être chétif, manipulable à souhait par des parents peu scrupuleux ou par les maqueraux de la mode, qui à coup de harcèlement publicitaire forcent les petites têtes blondes à adopter des codes vestimentaires et stylistiques pour le moins douteux. La "tecktonik" sorte de danse sur fond d'une musique stridente, est une incarnation de ce phénomène. Comprenez, alors qu'ils n'ont même pas l'âge et la santé, on les force à bouger comme des cons, le tout affublé de vêtements aux couleurs criardes, que leurs parents se pressent d'aller acheter pour des sommes élevées, pour pas que leurs pitchounes ne deviennent les hontes de la cour de récréation.

La battle de Tektonik, est devenu l'enjeu principal de la journée d'un collègien, car s'agiter de manière frénétique est certes plus fun que de s'esquinter le cerveau sur des théorèmes et autres règles rigides. Mais face à cette déferlante d'autistes se déhanchant de façon peu élégante, il y a de quoi être consterné.
Et de vérifier ainsi qu'être enfant, ou pré-ado, ce n'est pas forcément être innocent mais vulnérable, car l'on est sans cesse sous l'emprise de la cruauté des uns, qu'ils soient marmots, profs, ou du cynisme des autres, qu'ils soient publicitaires, ou inventeurs de concepts débiles.

Au moins, on pourra toujours se consoler en se disant que les risques d'obésité s'amenuisent, si les jeunes crétins continuent à danser ainsi. Et que s'ils arrivent à s'identifier à une cette mode avec un tel consentement, ce ne sera pas difficile de leur bourrer le crâne à l'avenir, la danse bien que bonne pour la santé physique ne contribue pas au développement de l'esprit critique.


Notre Lider Minimo travaille cependant à l'épanouissement des mineurs. En supprimant la publicité sur le service public audiovisuel, les enfants seront peut-être moins tentés par le grignotage et l'adoption de modes pour le moins ridicules. En lieu et place des publicités pour Chocapic et Matel, les enfants auront le droit aux "Aventures de Guy Môcquet", que la chaîne va bientôt soumettre aux programmes jeunesse. "Guy Mocquet fait de la Tektonik'", "Guy Mocquet vs Lex Luthor", seront bientôt diffués à l'heure du goûter, en complément des aventures du Petit Nicolas, affrontant avec bravoure les grêvistes, les assistés sociaux, les banlieusards, et vivant une belle histoire d'amour avec Carla, dans un yacht avec ses supers copains plein de supers pouvoirs tels Bolloré l'intrépide, Khadafi le Bédouin Contrarié, Chabal le Gorille, Jack Lang la Frisouille, Vladimir le gentil moujik, ou encore la belle Rachida, magicienne s'inventant des diplômes comme d'autres s'inventent une vie.

Nostalgiques de l'enfance? La nôtre, celle des Minikeums, mais n'envions pas la leur, expression ultime du décérébrage généralisé.

Bonne nuit les petits!

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 16:21

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 18:30

Otage

Otage
L'article qui suit fera grincer des dents, ou sucitera chez le lecteur quelques réserves:

Dans nos sociétés cathodiques, on aime tout ce qui fait sensation. Les prises d'otages sont le stade ultime de ce qui captive l'attention des masses. Hollywood a popularisé le concept, dans maintes productions faisant l'apologie de ces flics violents rompus aux méthodes de la négociation virile avec des psychopates s'en prenant impunément à des enfants, des mères de famille, et à de bons citoyens. Notre époque est en manque de légendes, de personnalités à la destinée hors du commun pourvus de pouvoirs plus ou moins surnaturels. James Bond ne fait plus sensation, depuis que dans Casino Royale, on l'a découvert encore plus brutal mais aussi plus sensible. Non, le héros aujourd'hui ne fait plus dans la sensibilté face à la racaille optant pour le mode opératoire ô combien ragoûtant de la "séquestration-rançon". Désormais, le héros moderne est personnifié par Jack Bauer, le héros de la riante série américaine 24 Heures Chrono. Flic violent, torturant quiconque crache sur la bannière étoilée, et voudrait attenter à la sécurité du Monde Libre. N'éprouvant aucune pitié pour les caricatures de barbus qui veulent déferler sur les States, Bauer combat les terroristes en un temps record, sauvant à lui tout seul la première puissance mondiale à chaque fin de saison.

Comme il n'y a pas que dans les séries américaines, que les prises d'otages existent, il est bon pour toute personne publique, d'endosser la panoplie de Jack Bauer, pour déjouer les plans machiavéliques de guérillas marxistes léninistes expertes en narcotrafic, ou encore d'islamistes encore plus poilus que le défunt Carlos.
Du spectacle, encore et toujours. Pour que l'opinion mondiale apeurée puisse avoir son rab' de sensationnalisme, et puisse aduler son sauveur comme il se doit, trois chefs d'états se disputent la vedette pour devenir le Jack Bauer de ce début siècle. Le sémillant Hugo Chavez, président le la République Bolivarienne du Vénézula, l'intransigeant Alvaro Uribe président de la République Colombienne, et enfin le président français "Nick Sarkozy", qui s'est lui déjà illustré depuis 1992 dans les résolutions d'affaires de séquestration (Human Bomb, infirmières bulgares...), histoire de montrer au peuple effrayé que lui, il en a. L'objectif commun de ces chefs d'états, obtenir la libération d'otages détenus par la redoutable guérilla des Farc, enfoncée depuis cinquante ans dans la jungle moite et torride de Colombie. Chavez négocie, Uribe veut tout dégommer, et Nick hésiterait à sauter lui-même dans la jungle pour libérer les otages dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui moisit depuis bientôt cinq ans entre les mains des Farcs.

Voilà comment nous est présentée cette sinistre affaire par les médias, comme un épisode de 24 heures Chrono, un film d'action bien burné, avec son lot de rebondissements et d'exotisme. La réalité est bien plus éprouvante, et on préfère jouer sur l'aspect sensationnel, alors que derrière cette épisode se cache aussi des phénomènes politiques, militaires, financiers, qui nous échappent.

Vendre du papier glacé sur la misère humaine, la presse ne recule devant rien. Faire péter l'audimat en exhibant les enfants d'Ingrid Betancourt, la télé maîtrise depuis longtemps l'art du cynisme. Comme si les FARC, regardaient Pujadas, le soir au camp, en astiquant leurs rangers après une belle randonnée dans la jungle.

Vous n'avez pas le sentiment d'avoir grandi avec Mélanie et Lorezno, les enfants d'Ingrid, qui depuis bientôt cinq ans, à l'heure de la soupe, nous confient leur espoir de revoir un jour leur mère vivante?
Bien sûr, notre devoir est de s'associer à eux dans cette terrible épreuve, afin qu'ils puissent garder espoir, c'est jamais drôle d'être privé de sa maman, même si vous pestez après la vôtre qui vous met encore à vingt ans le dentifrice sur votre brosse à dents.

Espèrons qu'il y aura un dénouement heureux à cette affaire, et que le gredin qui aura fait libérer Ingrid n'en profitera pas pour coloniser davantage le petit écran, ou les colonnes des gazettes.
Espèrons aussi qu'un jour, le peuple dans les chaumières sera aussi sensible au sort d'Ingrid, qu'à celui des innocents enfermés dans nos propres prisons, ou de tous ces paumés condamnés à errer dans les rues, les vêtements en lambeaux, et la gueule abîmée par le froid de la jungle parisienne.

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 06:03

Modifié le samedi 26 avril 2008 07:02

Fuck da Pipole

Fuck da Pipole
Ces derniers temps, j'ai du mal à écrire. Moins le temps, et trop de confusions à l'esprit. Vivre en France quand on a 20 ans est assez éprouvant pour les nerfs, même lorsque l'on vit dans un confort relatif. Ce pays m'a toujours plus ou moins consterné, il va finir par m'atterrer.

L'insouciance dont font preuve certains est décourageante, seule la retransmission télévisée de séries américaines et le brassage d'oseille facile, constituent les seules raisons valables de s'attarder sur la planète. Ils font légion parmi nous, ces cloportes de la consommation, vous assénant les pires sentances lorsque vous tentez de leur faire comprendre, qu'au delà de Desesperate Housewise et des achats frénétiques à H&M, il existe d'autres choses sur Terre. Insenible à la misère d'hier comme celle d'aujourd'hui, ils arrivent pourtant de verser de grosses larmes de crocodiles à la vision d'un enfant africain au corps décharné par la famine lorsqu'ils s'empiffrent devant leurs téléviseurs le soir après une dure journée de labeur. J'ai encore le souvenir de ce jeune homme à l'improbable clairvoyance d'esprit disant que "le génocide qu'ont subi les juifs ne m'attriste pas, c'est pas mon problème, je ne vois pas pourquoi pas je verserais une larme pour des gens que je n'ai pas connus...". C'est pas plus mal quand les gens crèvent loin de chez nous, on peut s'endormir le soir avec une bonne conscience, ainsi en va-t-il pour les pignoufs décérébrés par le matraquage médiatique et publicitaire.

Quand on n'a que Metro ou Direct Soir, (le torche-cul gratuit de Bolloré), pour se forger une conscience, il ne faut certes pas toutefois pas s'attendre à d'éventuelles fulgurances de l'esprit. Mais même les médias réputés sérieux nous infligent la présence d'individus tristes, comme jeudi matin dernier, où France Inter a laissé une fois de plus éructer dans sa matinale, l'hystérique "philosophe" Alain Finkelkraut aka "Finkie la Menace", chef de file de ce qu'on appele les nouveaux réactionnaires: "Remettre la France à la baguette, et mater tous les récalcitrants, tous plus moins affiliés à Al-Qaida d'ailleurs". Le matin, c'est déjà difficile de se réveiller, mais avoir à supporter les imprécations de tels cornichons donne envie de regagner son lit, et de rêver à d'improbables chevauchées dans de grandes prairies vertes, avec Priscilla vous tenant à la taille tandis que vous conduisez votre fidèle destryer à travers la nature sauvage désertée par les crétins.


Ces temps-ci, il y a un mot qui me cassent les oreilles, et dont la simple prononciation sucite en moins l'envie de réduire la tronche à qui le prononce. Déclamé chaque minute dans les médias ou dans les bistrots, bref dans tous les endroits où l'intelligence s'exprime en toute liberté, il constitue un affreux barbarisme, et sans jouer les chauvins, je trouve ça assez consternant de massacrer la langue française, en y incluant des termes anglo-saxons vides de sens. "People", prononcez "Pipole", pour désigner toute vedette, homme politique, ou autres gens importants de ce monde. On parle de "pipolisation" de la vie politique, parce que les politiciens face au vide de leur programme politique qui n'ont d'ailleurs pour autre but que d'enrichir les gens déjà riches, mettent en scène leur vie privée, pour que le con moyen de la rue s'identifie à eux. Notre Lider Minimo de président, s'y emploie assez bien, et les médias sont très friands de ses extravagances conjugales. "Bling-Bling" le petit Nicolas, étalant son style vulgaire de nouveau riche à tous les passants, jouant à "qui a la plus grosse", pour montrer l'étendu de son pouvoir. Lui, jure ne pas se servir de sa vie privée pour faire diversion sur les sujets majeurs, comme le pouvoir d'achat ou sa diplomatie qui consiste à vendre des armes et de la technologie nucléaire à des bédouins épris de liberté, comme le sémillant colonel Khadafi.
Une telle vulgarité d'esprit, et un tel cynisme en politique devraient écoeurer toute personne normalement constituée, mais la France reste un pays exceptionnel, où les gens râlent sans rien faire, parce "qu'après tout ça sert à rien de se fâcher."

Au milieu de tout ce cirque, ce foutoir médiatique, il faut bien survivre. Répliquer serait bien aussi, l'ennemi ne doit pas avoir la sensation qu'il peut tout se permettre, et qu'il va s'éterniser au pouvoir.

Alors, à vos fourneaux pour concevoir de bonnes tartes à la crême, ou remettez-vous en à votre esprit, la provocation nous dit-on est inutile, mais face aux sinistres règnant en maître, il faut savoir rendre coup par coup. C'est une question de dignité.

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 07:53

Bonne Année

Bonne Année
Dans moins de douze heures, 2007 sera derrière nous. L'heure du bilan.

La France a été secouée par une campagne présidentielle spectaculaire, où coups bas, manipulations, et sensationalisme ont été les maîtres mots. Le plus vulgaire des représentants de la classe politique en est sorti vainqueur, avec la ferme intention de balayer acquis sociaux, et d'instaurer un ordre moral schyzophrène, où pauvres doivent s'esquinter à trimer tandis que rentiers et actionnaires voient leur droit à l'oisiveté conforté.
L'uniforme et le travail sont sanctifiés, et quiconque s'élève contre cette glorification aux relents pétainistes de la Patrie se voit contraint au repentir sur la place publique avec auto-flagellation à la clé.

Le Monde, comment va-t-il? Massacres, ça et là, attentats suicides, famines et maladies, dictateurs et roitelets exotiques, dirigeants occidentaux représentants de multinationales, on ne peut pas dire que cette année aura été celle du changement. Les pauvres, toujours aussi nombreux, meurent avant d'atteindre un âge trop élevé. On ne change pas une équipe qui gagne, comme on dit à la Maison Blanche.
Mécontents de ne pas avoir retrouvé Ben Laden, les occidentaux se sont trouvés une nouvelle bête noire, en la personne d'Hugo Chavez, le président du Vénézuela. Moi, il me fait rire, il me rappele le Général Alcazar dans Tintin.

Sur le plan personnel, l'année aura été passablement été agitée. Entamée sur une désillusion, s'achevant sur une espèrance inébranlable en l'avenir, avec son lot de peines, joies, et déceptions, 2007 aura été pour votre frisé l'année de bien des prises de conscience. Mon idylle avec Priscilla, la découverte du Picon-Bière, et la réussite scolaire peu glorieuse mais réelle auront été les points forts de ces douze mois. Aussi, je tiens à remercier, ceux qui m'ont supporté, aidé, et apporté un peu de joie ces derniers mois. Ils sont nombreux et se reconnaitront.

L'année qui vient s'annonce tout aussi palpitante. Alors, à tous, je vous souhaite une année pleine de tendresse, on en a tous besoin.

Que peut-on souhaiter de mieux? Je ne sais pas vraiment, mais si ils venaient à l'idée du Lider Minimo et à sa tringle à rideaux qui chante de faire de la moto sans casque et de rencontrer un platane ce serait vraiment chouette.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:57

Modifié le lundi 31 décembre 2007 08:53

Merry Christamas

Merry Christamas
"Chez les pauvres cette année, il n'y aura que des épines sous le sapin."

As-tu écrit ta lettre à cette canaille finlando-marxiste toute vêtue de rouge que le commun des consommateurs appele le Père Noël?

Tu veux quoi comme cadeau? As-tu suffisament été sage? As-tu bien travaillé à l'école? As-tu voté au printemps dernier? Te lèves-tu plus tôt afin de travailler plus pour gagner plus?

Noël, c'est la naissance du petit Jésus, dans une étable palestinienne. Entre un âne et un boeuf, le Messie poussait ses premiers cris devant ses parents ébahis par sa beauté de poupon. Des rois venus d'Asie, d'Afrique, et d'Europe s'invitèrent pour offrir au divin enfant des présents rares, l'or, la myrrhe, l'encens. Cette charmante scène de la Crèche est reconstituée à chaque période de fête dans certaines églises par les bons soins de prêtres scrupuleux, invitant au passage des familles entières de crève-la-dalle pour endosser les costumes des protagonistes de cet épisode mythique qui attendrit les enfants et les consciences des paroissiens.

Après le volet religieux, il y a le volet mercantile, préoccupant plus nos âmes de pêcheurs. S'entasser dans les magasins, dépenser jusqu'à s'endetter, pour la simple joie d'offrir des cadeaux durant des cérémonies familiales où l'hypocrisie règne en maître. Après avoir ingurgité des petits fours trop cuits, de la volaille infecte, et une bûche mal dégelée, les familles qui se retrouvent à Noël se sentent encore plus soudées.

Il y en a pourtant qui année après année échappent à ces moments délicieux, n'ayant pas la chance de déguster un Gewrustrasminer bouché, ou un mousseux infecte dont les bulles transforment les estomacs en passoires. Célibataires, solitaires, précaires, passeront un triste réveillon, esseulés devant la télévision, avec un morceau de boudin blanc en guise de compagnon de fête. La solitude, éternelle plaie des hommes, frappera encore des miliers d'âmes dans l'indifférence générale.
Dans les prisons, les forçats, une cigarette mal roulée au bord des lèvres guetteront les étoiles filantes de derrière leurs barreaux.
Dans les hospices, les vieillards voulant mourrir tranquille n'auront que des souvenirs lointains pour égayer leur soirée.
Dans les rues, des punks à chiens erreront sans but, cherchant une épicerie ouverte pour s'offir du vin en bouteille plastifiée avec les quelques pièces de ferrailles que des âmes généreuses leur auront distribuées en cette veille de jour Saint.

Prisonniers de la consommation et de la technologie, des milions de familles verront leur taux de cholesterol grimper comme leur surendettement. Mais n'oublions pas ce qui fait la force du réveillon de Noël, c'est le rêve, le partage, et il serait bien inutile de gâcher cette fête très prisée par des considérations douteuses, car au pied du Sapin, petits et grands s'émerveillent.

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 08:30