In memoriam Gilardi

In memoriam Gilardi
Ce soir, nos coeurs sont tous remplis d'une tristesse profonde et d'une amertume tenace. Tous les jours nous sommes confrontés à toute sorte d'injutices devant lesquelles nous ne pouvons être qu'impuissants. La mort d'êtres chers en fait partie, et ce soir, j'ai une pensée particulière pour cet Albert Londres du journalisme sportif, qu'était Thierry Gilardi, qui nous a quittés à l'âge de 49 ans, terrassé par un infarctus.

Ah, satanée chose que la mort, qui emporte avec elle les meilleurs d'entre nous, et nous condamne au chagrin sans interruptions. Depuis ce début d'année, nous avons eu à déplorer la mort d'un crooner nonagénaire qui avait bercé notre enfance, et d'un autre chanteur aux chemises à fleurs emporté par une maladie bien française, la cirrhose du foie. Oui, Henri Salvador et Carlos ne sont plus, et aujourd'hui aucun chanteur n'est en mesure d'entonner "Zorro est arrivé", ou "Papayou" avec l'énergie et la nonchalance nécessaires à ce genre de chansons qui reflétaient vraiment l'exception culturelle française.

Et qui pourra reprendre le flambeau de Thierry Gilardi, homme qui a su durant une vingtaine d'années, commenter les matchs de football avec une telle fougue aux relents poétiques? Malheureusement pour lui, le dernier arrêt qu'il aura eu à commenter n'était pas celui d'un gardien de but, mais celui de son coeur capricieux. Qui pourra désormais manifester autant d'enthousiasme à commenter une rencontre amicale de l'équipe de France? Dans les pays anglo-saxons, ou germaniques, enfin dans les pays où l'on dîne à la bière, et où l'on ne s'agenouille pas devant les commandements de notre Sainte Eglise Apostolique Romaine, les commentateurs sportifs se taisent pendant de longues phases de jeu, alors que nous latins, catholiques, bruns, avinés et fiers, nous ne pouvons nous empêcher d'ouvrir nos gueules durant tout un match, et Gilardi, d'origine transalpine était une 'incarnation de la surexcitation latine.

Insulter l'arbitre, vomir l'adversaire, faire preuve de mauvaise foi, le tout en ayant l'estomac gonflé par les pizzas, et le foie rongé par la 1664, tout celà ne sera plus possible sans Thierry Gilardi. Homme courtois, au langage châtié, il était le contrepoids de notre haine de petit blanc surexcité par la vue de vingt deux énergumènes en short tapant dans une sphère en cuir.

Aussi même s'il savait faire preuve d'un patriotisme vigoureux lors des rencontres de l'équipe de France, c'est un homme respectueux du ballon et des hommes, qui nous quitte, nous laissant seuls, avec une foule de grabataires finissants, au vocabulaire moins soutenu, et à la délicatesse moins prononcée.

Ce soir, avant d'aller bouter une nouvelle fois l'Anglais hors du Royaume de notre bon roi, Nabot-chonodosor Ier, recueillons-nous pour le souvenir de Thierry Gilardi.

Sic transit Gloria Mundi Amen.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 15:40

Modifié le samedi 26 avril 2008 06:46

Living in Alcatraz

Living in Alcatraz
Habiter une résidence d'une dizaine de bâtiments, dont chacun est composé d'au moins vingt-quatre logis, devrait inciter l'être sociable à faire plein de rencontres, à tisser des liens avec des voisins, promouvoir une certaine idée de l'entraide utile quand on cohabite au sein des mêmes murs.

Dans mon cas il n'en est rien. Cela va bientôt faire un an et demi que j'habite dans une imposante résidence, et à part mon voisin de pallier, venu me demander un tournevis lors d'un dimanche de solitude, impossible d'aligner plus de quatre mots face à la cohorte de cadres, de mères aux foyers, de pubards, que je rencontre dans l'ascenceur ou devant la boîte aux lettres. Quelques remarques futiles sur la météo, pour s'indigner de la grisaille ou s'esbaudir devant un ciel dégagé, voilà ce que vous pouvez seulement espèrer d'une personne qui partage la même adresse que vous, dans ce Paris, où l'expression ultime du progrès social et du bien-vivre, est de remonter des pistes cyclables avec d'imposants vélos aux reflets grisâtres.

Un soir du mois de juin de l'année dernière, une fête a été organisé en l'honneur de tous les voisins dans la grande cour de la résidence. Sur les deux cent familles conviées, seule une vingtaine fit l'effort de quitter le confort de son canapé, pour venir trinquer à l'amitié dans des gobelets en plastique. Preuve en est, que le citadin d'aujourd'hui, uniquement interessé par son confort personnel, se moque comme d'une guigne, de savoir comment son prochain de pallier vit. Non, ce qu'il le fait triquer, et orgasmer cet imbécile qui a des responsabilités dans le tertiaire, ainsi que tout son ménage de boniche soumise et d'enfants décérébrés, c'est son putain d'écran plasma, grâce auquel il peut se faire lobotomiser en haute définition. Ce gougnaffié, ce rustre, vous gratifie d'un sec "bonjour", quand vous le croisez dans l'ascenceur. Cohabiter avec de genre de parasites dans un espace restreint est des plus désagréables, surtout quand ce dernier vous impose la vue de son physique disgrâcieux, de ses yeux vides, de ses cheveux gominés, de ses cravates dégueulasses, ainsi que son odeur, sympathique fusion d'un parfum bon marché et de tabac froid.

S'il n'y avait encore que ces légers détails pour froisser l'âme du philanthrope, cette hargne pourrait être réduite à un niveau honnête. Mais comme toute résidence qui se respecte, il y a un "syndic" pour la gérer, une société s'occupant du bien-être des propriétaires et locataires des lieux. Les résidents sont choyés par le syndic', qui contribue à fortifier leur bonheur, en installant multiples caméras de surveillance, interphones sophistiqués, en recrutant vigiles avec cerbères patrouillant dans les caves, instaurant tout un système de badges, de clés, pour nous rappeler qu'en tant que propriété privée, aucun malandrin de l'extérieur n'est toléré, sauf si son teint est blanc, et son allure fière. Voilà, deux-cent familles, qui se plaisent à se barricader, du monde extérieur, et à construire entre elles autant de frontières invisibles, pour ne pas trop se cotoyer. Les enfants se sont vu notifier l'interdiction de jouer dans la cour, alors pour passer le temps, les chérubins terrorisent les grands-mères en faisant sonner les interphones sans interruptions journalières, ou en faisant exploser des boules puantes dans l'ascenseur.

Tant de gâchis, quand on a la chance d'habiter un endroit construit par un architecte qui ne mérite pas la pendaison, avec pour horizon le verdoyant parc des Buttes Chaumont. La voilà, la France d'après, que l'on doit aimer ou quitter, où la ségrégation sociale y est érigée comme expression sacrée de la modernité! Modernité qui implique que l'on doive se barricader par peur de la convivialité, et où pour prétendre au bonheur, il faut consommer seul dans son coin, protégé en celà par de robustes vigiles avec des mastodontes de clebards.

Ce n'est pas l'héritage de 68 qu'il faut liquider, mais bien celui de cette triste époque, où la concurrence, et le rejet de l'autre, sont les valeurs qui créent le consensus. Les pauvres n'ont qu'à crever dans leurs barres d'immeubles pourries, pour que la classe moyenne et supérieure puisse conforter son arrogance dans des résidences barricadées, tout ça pour aboutir à ne pas déranger nos amis riches qui dégustant lassivement du Dom Perignon au bord d'une belle piscine. La pyramide n'est pas renversée, l'ordre conservé, la bourgeoisie peut ainsi imposer son modèle schyzophrène à l'ensemble de la société.

Si un jour, tu vois, un de ces pourris de cadres ou de chefaillons quelconque, se tordre de douleur devant toi, bien trop triste de quitter la vie et de ne plus jouir de ses loisirs de merde, sois clément avec lui, achève-le!
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# Posté le samedi 22 mars 2008 07:11

Modifié le samedi 26 avril 2008 06:58

La leçon

La leçon
De nombreux esprits boursouflés d'inculture et de nihilisme crasseux, me demandent régulièrement, ce qu'est le "parler Clignancourt", ce dialecte très prisé des étudiants en deuxième année d'histoire qui peuplent cette annexe de la Sorbonne située près du Périphérique Nord.

Pour ce il nous faudra distinguer deux types de dialectes, un que nous appelerons le "Dim", l'autre un peu plus technique, le Stéphanien, ou le Camillois simplifé.

Quelques mots de Dimois, pour commencer afin que vous compreniez mieux les rudiments de ce langage, s'inspirant à la fois du lexique gitan, des fulgurances métaphysiques de Jean-Claude Vandame, et du Castillan.

-"Manger des Frites": Locution, insistant sur le boulversement consécutif à la vision d'une jeune fille à la plastique superbe et au visage délicat.

-"Catholique!": Adjectif, employé pour signifier sa fierté d'appartenir à la Sainte Eglise Romaine Apostolique, voulant également exprimer que l'on a des comptes à rendre seulement devant Dieu.

-"Sang du Christ": Groupe nominal, métaphore pour désigner cette liqueur rougeâtre appelée plus communément "vin", "pinard", "picrate", "beaujolpif". Le vin a été en effet inventé par Jésus, comme Saint Jean nous le racontre dans les Evangiles, dans l'extrait intitulé "Jésus, un chouette type!" (Livre 4, Verset 16)

-"Sale Tanj!": Expression, plus communément utilisée pour désigner un être peu délicat, exprimant une véritable passion pour la fête, le vin, et les combats de coqs. Malgré son ton péjoratif, elle est en vérité très affective, Dimitri étant lui-même d'origine gitane, sa passion pour le flamenco, et les opinels l'attestant.

-"Libérer Mandela": Expression d'une vulgarité sans égale, indiquant un besoin pressant de rejoindre la selle afin de déféquer. On ne saurait l'utiliser devant tout le monde, surtout devant des représentants du Peuple de Cham.

-"J'écoute de la "R.A.C": Locution employée pour désigner une ampathie profonde pour le rock dur de petits nazillons. Expression ironique, on ne saurait taxer les gens parlant le "Dim", d'avoir une ampathie profonde, pour l'extrème droite, qui en matière de musique comme en matière de politique, fait souvent preuve d'un manque d'imagination, et d'intelligence assez caractéristique de tous les gens ayant une aversion envers le reggae, le pacifisme, et les violons yiddishs ou tsiganes.

"-Flamenk": Nom propre, forme raccourcie du terme "Flamenco", musique et danse sensuelle, apparue il y a quelques siècles, exprimant une certaine mélancolie vis à vis de la vie, qui comme on le sait est une chienne.

"Chai": Terme issu du Cambodgien, le plus courant dans le "Dim", tant il veut dire tout et son contraire, la joie, la colère, la tristesse...

Ex: "-Ta famille vient de périr dans un incendie -Chai! "-Johnny et Arthur sont morts dans accident d'avion! -Chai!!!"

D'autres termes sont courants et utilisés de manières récurrentes, aussi pour toute contribution, nous vous remercions d'avance.

Quelques termes de Stépanien ou de Camillois:

-"Wéon!!": Locution issue du langage ayant court chez les chats, sorte de miaulement ou de râle intempestif voulant exprimer la satisfaction, comme lorsque l'autre Nabot chute dans les sondages, ou quand l'état de santé de Benoit XVI s'aggrave.

-"Wisschhhhhhh!!": Autre terme issu du langage félin, voulant cette fois exprimer le désarroi, la colère, ou la désaprobation, comme lorsque qu'on ne retrouve plus le tire-bouchon, ou quand Zinzin remonte dans les sondages.

-"Beauté": Si dans tous les langages courants, la beauté désignant rappelons-nous désigne toute chose délicate, sensible, et troublante, ce terme n'a dans le Stéphanien cours que pour les chats, qui rappelons le s'il est nécessaire, sont les êtres les plus charmants sur Terre, ce ne sont pas quelques souris ou oiseaux éventrés qui diront le contraire.

-"Rhabiller le petit avant qu'il n'attrappe froid": Expression métaphorique délicate, signifiant qu'un verre ne doit jamais être vide, sinon nous offensons Dieu, grâce à qui nous pouvons avoir bonne conscience toute la semaine.

"Géographer", "Las Caser", "Calviner": Principe régulièrement utilisé consistant à donner à un nom propre une forme verbale, pour plus de commodités, ou plus simplement par paresse, procédé voulant démontrer
que l'on se concentre sur un sujet ou un personnage historique.
Une exception cependant, on utilisera pas cette technique quand on étudiera la vie de Charles de Gaulle, car le terme "Gauller", ne serait convenir, à ce grand homme, ce grand militaire, entré dans la légende après avoir débarassé la France des hordes Teutonnes, et donné le droit de vote aux femmes, montrant ainsi que la connerie ne se manifestait plus seulement chez la gent masculine en période d'élections.

D'autres termes ont cours dans ces deux dialectes voisins, aussi nous vous remercions pour toute autre contribution.

En attendant, que tu sois catholique ou pas, que tu manges des frites ou non, espèrons que tu as pu grâce à lecture de cet article lumineux, guérir de ton inculture, et de ta légèreté d'esprit.


# Posté le dimanche 16 mars 2008 10:46

Chronique du temps qui passe

Serge était quelque peu perplexe ces derniers temps. Son neveu lui donnait du souci. Il y a une vingtaine d'années il l'avait recueilli auprès de lui après que ses parents aient fini leur vie de manière violente au contact d'un platane. "Maudites nationales! Foutues Arbres! Satanées Bagnoles!". Depuis, Serge veillait sur Antoine tel un père de substitution, en tentant de lui inculquer de bonnes valeurs pour qu'il ne soit pas un jour tenté de mener une vie hasardeuse. Il lui avait appris des règles essentielles. Savoir tenir un flingue, comment se tenir à table, ce qu'il faut dire à une dame, la bonne cuisson pour les pâtes, comment tenir tête aux condés lors d'une garde à vue. Les piliers essentiels pour vivre de manière harmonieuse en société, en quelques sorte.

Mais dès l'adolescence, Antoine avait manifesté des réticences face à la formation pourtant attentive que lui avait distillé son oncle, en bon pédagogue soucieux de sa réussite future. Il s'enfermait dans sa chambre des heures durant, pour lire des poèmes, et surtout en écrire, tout en fumant des cigarettes de marijuana. Il n'était pas rare aussi qu'il traîne avec une bande "d'androgynes hallucinogènes", des garçons aux cheveux longs dont l'existence se résumait à aduler la nature, les oiseaux, et tout un tas de choses qui n'avaient pas le parfum délicat du souffre, de l'aspahalte, et des pissotières de bistrot. Serge avait beau lui rétorquer qu'il était criminel d'aduler les arbres, vu qu'ils étaient responsables de la mort de ses paternels, Antoine n'en avait que faire, il lui était même arrivé de s'enchaîner contre un chêne que la municipalité de la ville voulait raser, histoire qu'il ne s'écrase pas sur la gueule des boulistes du stade municipal.

"Il n'y a plus de jeunesse!". Eh, oui, il n'avait pas tort le Tonton. La jeunesse d'aujourd'hui est molle, seule la défense de la nature trouve grâce à ses yeux gonflés d'innoncence. Fini le culte des belles voitures, du tiercé, non aujourd'hui on pleurniche avec le père Hulot. Ah! Damned. Il fallait que le Tonton remédie à celà. Qu'Antoine comprenne qu'il avait un statut à défendre, et tout un héritage de traditions dont il ne pouvait se défaire. Alors, pour ne pas trop déplaire à son oncle qu'il avait déjà largement froissé, Antoine se proposa de régler un conflit entre Tonton et un libanais qui lui devait de l'argent. Enthousiasmé par cette perspective de remise dans le droit chemin, Serge donna son aval pour que le libanais disgrâcieux finisse en boulettes de kefta.

Malheureusement, Serge eût encore une fois la confirmation de la nonchalance de la jeunesse. Antoine, qui avait grandi avec Tarantino, Scorcese, De Palma, De Niro et Al Pacino, ne savait pas tenir correctement un calibre, contrairement aux leçons que lui avait dispensé son Oncle. Il le tenait de manière oblique, et par conséquent la trajectoire de la balle était toute changée, le libanais en a d'ailleurs su quelque chose.
Serge avait du donc finir le travail, car Antoine avait vidé son chargeur dans les pieds et les jambes du libanais, qui par conséquent avait mis un temps fou à mourrir. Il avait donc fallu le couper en tranche, et jeter les restes du corps dans un lac en forêt de Rambouillet.

C'est ce qu'avança Serge au Commissaire Mattéi. "La faute à la jeunesse!", à son étourderie, à sa flânerie, à son goût trop prononcé pour la fornication, et les futilités. De nos jours, pas moyen, de trouver un jeune qui sache correctement manier une arme, qui sache s'habiller de manière élégante. Une jeunesse qui a grandi aux côtés de navrantes séries américaines, de comédies romantiques niaiseuses à souhait, ne peut perpètrer dans les règles de l'art, la longue tradition criminelle de notre pays. Une jeunesse sans âme, dont même les franges marginales sont trop occupés à se ballader le dimanche après-midi dans les galeries marchandes.

Plus de place pour les Mesrine aujourd'hui, le modèle dominant est la petite délinquance à capuche. En écoutant Serge, le commissaire Mattei eût la larme à l'oeil. "La faute à la mondialisation, mon bon M'sieur. Même nos flics se sont laissés piégés! On frappe en laissant des traces, et on filme ça sur le portable, pour que les utilisateurs de Youtoube ou Délymochionne se régalent!". "Ah! Si nous pouvions protéger nos têtes blondes, leur inculquer une morale digne de ce nom, pour qu'ils cessent de s'égarer et qu'ils recouvrent les vraies valeurs..." renchérit Serge.

Alors que Tonton était déféré au parquet, le commissaire Mattéi quitta son bureau pour flâner dans les rues de la capitale. Il pouvait voir s'étendre devant lui la niaiserie des touristes, des jeunes femmes perdues dans la lecture de Cosmoplitan, et des jeunes mâles effeminés sirotant de la Smirnoff Ice aux terrasses de bistrot, toujours plus branchés, et où comble de l'horreur, on ne pouvait plus allumer de cigarettes.

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# Posté le jeudi 21 février 2008 07:41

Modifié le samedi 23 février 2008 09:55

Marche à Londres

Marche à Londres
Une ville où le trader au nez chargé, le punk au foie chargé, ainsi que le garde royal à la coiffure aussi chargée se cotoient ne peut-être qu'une ville sucitant l'étonnement, voir la fascination.

Une "Ville-Monde", où sont parlées momentanément plus de 300 langues, est l'endroit idéal pour jacter en anglais cette fois durant quelques instants avec le turbulent écossais, le sage indien, le grâcieux français, et le dynamique jamaicain.

Une ville faite d'argent, de gens qui courent dans tous les sens, perdant leur vie à la gagner, également faite de traditions, au pied des buildings tout de verre et d'acier, de vieilles maisons victoriennes solidement implantés dans le sol et dans les paysages contemplent tous ces gens pressés.

Et puis des caméras de surveillance, partout. Londres n'était pas la ville de Georges Orwell pour rien. Des bobbies maintenant armés, des vigiles à la présence pas moins rassurante patrouillent la mine méfiante dans les rues. Un métro, moins joli que le nôtre, mais plus fonctionnel prend place six pieds sous terre, et les sièges dans les rames sont disposées de telle sorte que les gens peuvent se regarder en face, et non s'éviter du regard comme chez nous.

Ambiance démesurée. De grands magasins, où est étalé le luxe le plus criard qui ne serait pas pour déplaire à notre Président. Pas une crotte de chiens par terre. Des écoliers en uniforme, courrent dans les rues à la tombée de la nuit et s'affrontant à mains nues dans les bus à deux étages.

Bakerloo Line, Paddington, Sussex Gardens, Tower Hill, Knitsbridge, Picadilly Circus, Soho, Chelsea, Leicester Square, Trafalgar Square, House of Parliament, Candem Town, Edgware Road, Covent Garden.


Mind The Gap!, vous allez vous cassez la gueule, et usez vos groles dans un univers déroutant, ennivrant, où l'on roule à gauche, où le thé est servi à 17 heures avec des rillettes de poissons, et où il est bon de marcher avec à vos bras la plus délicate des poupées, pour mieux vous imprégner de la douce folie ambiante.

Photo: Copyright Beauté de la Beauté. Droits Réservés

# Posté le vendredi 01 février 2008 06:59