Relevé sur le net, la phrase suivante imputée à George W. Bush: "Uribe est un fils de pute. Mais c'est notre fils de pute."
Ne comptez pas sur moi pour disserter sur les origines bâtardes ou nobles du président colombien. Mais plutôt sur le sens de cette phrase, à l'heure où le caudillo de Bogota est fêté par tout dans le monde pour son rôle dans la libération d'Ingrid Bétancourt. Alvaro Uribe, homme dont le regard vengeur est dissimulé par ses petites lunettes, se voit ainsi taxé de marionnette par son principal soutien. Or, que nous a-t-on dit dans ce qui a précédé la libération de l'otage franco-colombienne, les colombiens ont agi seul, car ils sont très jaloux de leur souveraineté.
Libération révélait que des barbouzes américaines et israéliennes ont participé à l'opération ayant conduit à l'extraction de la jungle colombienne d'Ingrid et de ses camarades d'infortune. Uribe et son armée n'ont donc pas agi seul à en croire les avis des experts en matière de sécurité et de coups tordus. La Radio Suisse Romande alléguait de son côté, qu'une rançon dont le montant plafonnerait à vingt millions de dollars, aurait été versée au FARCS en l'échange des otages. Qui croire dans tout ça?
Ingrid Betancourt, dont l'image a été mystifiée par ses soutiens, a selon ses termes été libeée par "la grâce de Dieu". Récapitulons, colombiens, américains, israéliens, diplomates français et suisses et maintenant Dieu, on y voit peu clair pour déterminer qui est le véritable responsable de cette opération.
Il est vraissemblable qu'à court terme, on privélégie la thèse de la main de Dieu, thèse qui après tout arrange tout le monde, car d'ici là à ce que ce dernier donne une interview à un média quelconque pour expliquer son rôle dans cette affaire, il s'écoulera un certain temps.
Saint Ingrid est donc libre, et peut à nouveau serrer dans ses bras, Mélanie et Lorenzo, ses deux loupiots. C'est tout ce qu'on pouvait lui souhaiter, au vu de la condition précaire qu'elle a subie dans la moauteur de la jungle colombienne ces six dernières années.
Il n'en reste pas moins, que le président Colombien va sortir renforcé de cette épreuve. Que désormais, on saura un peu moins sourcilleux lorsque ce dernier emploiera la manière forte pour débusquer de la jungle les derniers membres d'une guerrilla en pleine perdition. Et que l'on fera même impasse sur les liens que l'hôte du palais présidentiel de Bogota, a pu avoir avec les organisations paramilitaires ou les Cartels de la drogue de Colombie.
Car, on a oublié une chose dans cette affaire. L'arrière plan politique, la situation, l'histoire de la Colombie, qui ont amené ce pays à se déchirer durant plusieurs décennies. Uribe n'est pas un saint. Loin de moi, l'idée de défendre les FARCS, qui portent leur part de responsabilité évidente dans le terrible sort que subit cette contrée, en se livrant à la violence, à un juteux et meurtrier trafic de drogue, et à la crapulerie. Mais Uribe fut soupçonné d'entretenir les meilleures relations avec les barons de la drogue de Colombie. Des soupçons infondés pour ce dernier, qui avouait avoir les chevaux comme seules passions communes avec ces gredins de la pire espèce. On y croit tous, un peu comme lorsque Pierre Laval argua à son procès qu'il n'avait que Wagner et la bière alsacienne, comme raisons de proximité avec les Nazis.
Philippe Cohen, de l'hebdomadaire Marianne, fit un papier intelligent au lendemain de la libération d'Ingrid, où il regrettait qu'on ne veuille pas parler de "politique" et de la complexité relativement hardue de cette affaire.
L'information noyée dans le spectacle encore une fois. Celui d'un Sarkozy voulant faire croire au Monde entier qu'il avait sa responsabilité dans cette libération, espérant cyniquement remonter dans des sondages lui étant défavorables. Car, récupération, il y aura, et la vérité se heurtera comme toujours face au mur de la "raison d'état".
Il n'y a plus qu'à espérer qu'Uribe ne profite pas de l'occasion, même s'il est trop tard, pour se présenter comme un saint homme. Et qu'un jour la Colombie puisse se débarasser de toutes les vermines qui empoisonnent son quotidien et ses enfants, qu'ils soient narqutraficants d'obédiance guévariste ou fascisante.
Ne comptez pas sur moi pour disserter sur les origines bâtardes ou nobles du président colombien. Mais plutôt sur le sens de cette phrase, à l'heure où le caudillo de Bogota est fêté par tout dans le monde pour son rôle dans la libération d'Ingrid Bétancourt. Alvaro Uribe, homme dont le regard vengeur est dissimulé par ses petites lunettes, se voit ainsi taxé de marionnette par son principal soutien. Or, que nous a-t-on dit dans ce qui a précédé la libération de l'otage franco-colombienne, les colombiens ont agi seul, car ils sont très jaloux de leur souveraineté.
Libération révélait que des barbouzes américaines et israéliennes ont participé à l'opération ayant conduit à l'extraction de la jungle colombienne d'Ingrid et de ses camarades d'infortune. Uribe et son armée n'ont donc pas agi seul à en croire les avis des experts en matière de sécurité et de coups tordus. La Radio Suisse Romande alléguait de son côté, qu'une rançon dont le montant plafonnerait à vingt millions de dollars, aurait été versée au FARCS en l'échange des otages. Qui croire dans tout ça?
Ingrid Betancourt, dont l'image a été mystifiée par ses soutiens, a selon ses termes été libeée par "la grâce de Dieu". Récapitulons, colombiens, américains, israéliens, diplomates français et suisses et maintenant Dieu, on y voit peu clair pour déterminer qui est le véritable responsable de cette opération.
Il est vraissemblable qu'à court terme, on privélégie la thèse de la main de Dieu, thèse qui après tout arrange tout le monde, car d'ici là à ce que ce dernier donne une interview à un média quelconque pour expliquer son rôle dans cette affaire, il s'écoulera un certain temps.
Saint Ingrid est donc libre, et peut à nouveau serrer dans ses bras, Mélanie et Lorenzo, ses deux loupiots. C'est tout ce qu'on pouvait lui souhaiter, au vu de la condition précaire qu'elle a subie dans la moauteur de la jungle colombienne ces six dernières années.
Il n'en reste pas moins, que le président Colombien va sortir renforcé de cette épreuve. Que désormais, on saura un peu moins sourcilleux lorsque ce dernier emploiera la manière forte pour débusquer de la jungle les derniers membres d'une guerrilla en pleine perdition. Et que l'on fera même impasse sur les liens que l'hôte du palais présidentiel de Bogota, a pu avoir avec les organisations paramilitaires ou les Cartels de la drogue de Colombie.
Car, on a oublié une chose dans cette affaire. L'arrière plan politique, la situation, l'histoire de la Colombie, qui ont amené ce pays à se déchirer durant plusieurs décennies. Uribe n'est pas un saint. Loin de moi, l'idée de défendre les FARCS, qui portent leur part de responsabilité évidente dans le terrible sort que subit cette contrée, en se livrant à la violence, à un juteux et meurtrier trafic de drogue, et à la crapulerie. Mais Uribe fut soupçonné d'entretenir les meilleures relations avec les barons de la drogue de Colombie. Des soupçons infondés pour ce dernier, qui avouait avoir les chevaux comme seules passions communes avec ces gredins de la pire espèce. On y croit tous, un peu comme lorsque Pierre Laval argua à son procès qu'il n'avait que Wagner et la bière alsacienne, comme raisons de proximité avec les Nazis.
Philippe Cohen, de l'hebdomadaire Marianne, fit un papier intelligent au lendemain de la libération d'Ingrid, où il regrettait qu'on ne veuille pas parler de "politique" et de la complexité relativement hardue de cette affaire.
L'information noyée dans le spectacle encore une fois. Celui d'un Sarkozy voulant faire croire au Monde entier qu'il avait sa responsabilité dans cette libération, espérant cyniquement remonter dans des sondages lui étant défavorables. Car, récupération, il y aura, et la vérité se heurtera comme toujours face au mur de la "raison d'état".
Il n'y a plus qu'à espérer qu'Uribe ne profite pas de l'occasion, même s'il est trop tard, pour se présenter comme un saint homme. Et qu'un jour la Colombie puisse se débarasser de toutes les vermines qui empoisonnent son quotidien et ses enfants, qu'ils soient narqutraficants d'obédiance guévariste ou fascisante.