C'était beau comme dans un film de Scorcese.
La nuit enveloppait la capitale de son manteau sombre, et la rue Oberkampf était fréquentée par une population diverse.
Soudain, avant d'arriver sur la place de Ménilmontant, une bagarre éclate, pour un motif évidemment dérisoire.
Deux types à casquette et à survêt se jettent sur un autre, et le trottoir devient le lieu d'un affrontement épique. Quelques badauds tentent de séparer les trois belligérants, mais rien à faire ces derniers ont envie d'en découdre. L'un des deux encasquettés, se saisit d'une bouteille et lance avec force sur le jeune type tentant de fuir, qui au passage donne sans le faire exprès un coup de coude viril à quelqu'un voulant assurer sa défense.
Beau comme dans un film de Scorcese, la lumière orangée des spots, les bouteilles qui viennent s'écraser avec fracas sur le trottoir, les insultes qui fusent, en français certes, mais avec violence et classe.
-C'est à moi que tu parles, c'est à moi que tu parles...
-Sale fils de pute, je vais t'embrocher...
-Essaie un peu, sale merdeux...
Assistant à la scène, j'avais l'impression de la filmer avec mes yeux, façon caméra à l'épaule, comme pour renforcer l'atmosphère épileptique et violente de la baston. Je tournai pour Scorcese, sans le savoir, en fond sonore, j'avais "Gimmie Shelter" des Stones, chanson présente dans trois de ses films, que sont "Casino", "les Affranchis" et les "Infiltrés". Une de mes chansons préférées, je crois, moultes fois reprises au cinéma, que j'aime pour la ligne de guitare de Keith Richards, et pour la nana qu'on entend s'égosiller dans le refrain.
"Gimme Shelter", donne moi un abris, je traduis pour ceux qui n'auraient pas la chance de comprendre un tant soit peu la langue de Shaekspaere. C'est une chanson qui colle bien pour une atmosphère de baston, par son rythme, et son propos.
Quand j'y pense, une caméra entre les mains ce soir-là, et je supplantais tous mes maîtres en manière cinématographique, les Jacques Audiard, les Brian de Palma, les Tarantino et autre Scorcese. Tout était parfait, le rythme des participants à l'échaufourrée, l'éclairage, la présence des figurants, et dans le césar du meilleur second rôle la bouteille de vodka, bien sûr, pour sa composition étincelante et sanguinolante.
Magnfique, Paris. Je me rends compte, avec l'été, cette chaleur pesante et toute la viande saoûle qui peut déambuler dans les rues le soir, qu'un rien peut déclencher un incident.
En ce moment, c'est magique, consultez la rubrique faits divers du parisien, et vous verrez que les malfaisants rivalisent d'ingéniosité pour se foutre sur la gueule entre eux.
J'ai beau être respecteux de l'espèce humaine, par mon éducation, que j'ai tout de même envie certains jours, de devenir l'inspecteur Harry, dit "le Charognard". On va me dire, que je perçois la réalité comme au cinéma, que je perçois rien au final, mais pensez-y un peu, sinistres incultes qui me lisez, la formidable perspective de n'être rien qu'un jour dans sa vie comme Dirty Harry. Droit de faire feu sur tout ce qui bouge, et de jouer au sadique avec tous les empoisonneurs du quotidien, que sont petites frappes, bobos branchés, canailles antisémites ou islamophobes, radasses en Vélib'...
Retour à la réalité. Please gimme a shelter!
La nuit enveloppait la capitale de son manteau sombre, et la rue Oberkampf était fréquentée par une population diverse.
Soudain, avant d'arriver sur la place de Ménilmontant, une bagarre éclate, pour un motif évidemment dérisoire.
Deux types à casquette et à survêt se jettent sur un autre, et le trottoir devient le lieu d'un affrontement épique. Quelques badauds tentent de séparer les trois belligérants, mais rien à faire ces derniers ont envie d'en découdre. L'un des deux encasquettés, se saisit d'une bouteille et lance avec force sur le jeune type tentant de fuir, qui au passage donne sans le faire exprès un coup de coude viril à quelqu'un voulant assurer sa défense.
Beau comme dans un film de Scorcese, la lumière orangée des spots, les bouteilles qui viennent s'écraser avec fracas sur le trottoir, les insultes qui fusent, en français certes, mais avec violence et classe.
-C'est à moi que tu parles, c'est à moi que tu parles...
-Sale fils de pute, je vais t'embrocher...
-Essaie un peu, sale merdeux...
Assistant à la scène, j'avais l'impression de la filmer avec mes yeux, façon caméra à l'épaule, comme pour renforcer l'atmosphère épileptique et violente de la baston. Je tournai pour Scorcese, sans le savoir, en fond sonore, j'avais "Gimmie Shelter" des Stones, chanson présente dans trois de ses films, que sont "Casino", "les Affranchis" et les "Infiltrés". Une de mes chansons préférées, je crois, moultes fois reprises au cinéma, que j'aime pour la ligne de guitare de Keith Richards, et pour la nana qu'on entend s'égosiller dans le refrain.
"Gimme Shelter", donne moi un abris, je traduis pour ceux qui n'auraient pas la chance de comprendre un tant soit peu la langue de Shaekspaere. C'est une chanson qui colle bien pour une atmosphère de baston, par son rythme, et son propos.
Quand j'y pense, une caméra entre les mains ce soir-là, et je supplantais tous mes maîtres en manière cinématographique, les Jacques Audiard, les Brian de Palma, les Tarantino et autre Scorcese. Tout était parfait, le rythme des participants à l'échaufourrée, l'éclairage, la présence des figurants, et dans le césar du meilleur second rôle la bouteille de vodka, bien sûr, pour sa composition étincelante et sanguinolante.
Magnfique, Paris. Je me rends compte, avec l'été, cette chaleur pesante et toute la viande saoûle qui peut déambuler dans les rues le soir, qu'un rien peut déclencher un incident.
En ce moment, c'est magique, consultez la rubrique faits divers du parisien, et vous verrez que les malfaisants rivalisent d'ingéniosité pour se foutre sur la gueule entre eux.
J'ai beau être respecteux de l'espèce humaine, par mon éducation, que j'ai tout de même envie certains jours, de devenir l'inspecteur Harry, dit "le Charognard". On va me dire, que je perçois la réalité comme au cinéma, que je perçois rien au final, mais pensez-y un peu, sinistres incultes qui me lisez, la formidable perspective de n'être rien qu'un jour dans sa vie comme Dirty Harry. Droit de faire feu sur tout ce qui bouge, et de jouer au sadique avec tous les empoisonneurs du quotidien, que sont petites frappes, bobos branchés, canailles antisémites ou islamophobes, radasses en Vélib'...
Retour à la réalité. Please gimme a shelter!